Bien-être et Activités Physiques et Sportives (juin 2014)

jeudi 5 décembre 2013
par  Secretaire 3slf
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Appel à communication Journée d’étude Bien-être et Activités Physiques et Sportives. Approche bio-psycho-sociale

Jeudi 12 juin 2014
Université Paris Descartes
UFR STAPS, 1 rue Lacretelle, 75015 Paris


Le laboratoire Techniques et Enjeux du Corps (TEC) de l’Université Paris Descartes a le plaisir de vous convier à sa journée d’étude annuelle qui se déroulera le jeudi 12 juin 2014. La thématique retenue est « Bien-Etre et Activités Physiques et Sportives », et sera traitée par l’intermédiaire des approches relevant des sciences humaines, sociales ou cognitives. Nous vous proposons une réflexion et un échange sur ce thème en plein développement et invitons les auteurs intéressés, à soumettre une proposition de communication sur le site Internet consacré à l’événement

Télécharger l’appel dans son intégralité en pdf


Thèmes de soumission

Toute proposition de communication doit s’inscrire dans le domaine du bien-être autour de l’un des 6 thèmes suivants :
1) Approche méthodologique et outil de mesure du bien-être
2) Le bien-être à tous les âges de la vie
3) Handicap et bien-être
4) Education Physique et Sportive et bien-être
5) Marchandisation des pratiques liées au bien-être
6) Les conditions d’émergence du bien-être
Comité scientifique
Luc Collard, Professeur des Universités, Université Paris Descartes
Eric De Léséleuc, Professeur des Universités, INS HEA, Paris
Gilles Dietrich, Maître de conférences HDR, Université Paris Descartes
Bertrand During, Professeur des Universités, Université Paris Descartes
Gilles Ferréol, Professeur des Universités, Université de Franche-Comté
Hélène Joncheray, Maître de conférences, Université Paris Descartes
Yves Kerlirzin, Maître de conférences, Université Paris Descartes
Christine Le Scanff, Professeur des Université, Université Paris-Sud
Pauline Maillot, Maître de conférences, Université Paris Descartes
Geneviève Rail, Professeur des Universités, Université Concordia, Canada
Jean-Philippe Regnaux, Maître de conférences, Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique


Appel à communication

Que les approches appartiennent au domaine des sciences humaines, sociales ou cognitives, la thématique du bien-être connaît aujourd’hui un développement sans précédent et devient un enjeu majeur de la société. Pourtant, dès 1946, le bien-être était déjà au coeur de la définition de la santé de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Mais, il reste une notion protéiforme dont il est délicat de déterminer les contours. Dans la lignée de la proposition de l’OMS, Engel (1977) proposait une modélisation biopsychosociale qui fait de la santé une notion interrogeant toutes les dimensions de la vie de la personne. A partir de cette conception de la santé et in fine du bien-être, les interventions sociales, notamment via les activités physiques et sportives, ont eu pour objectif d’améliorer la vie des personnes, faisant de leur santé un fait social total (Mauss, 1950).
Le bien-être relève du fait social total (Mauss, 1950) en ceci qu’il détermine les conduites individuelles par l’imposition de pratiques sportives, par les normes sociales via les règles d’hygiène et par les politiques publiques qui font de la santé un enjeu majeur des transformations sociales et de l’épanouissement des personnes. Qu’il s’agisse du slogan « manger/bouger » régulièrement diffusé dans les médias ou de l’inclusion scolaire, l’objectif est d’atteindre une forme de bien-être pour faire place à l’épanouissement des personnes.
Dans ce contexte, les activités physiques et sportives sont très largement sollicitées et présentées comme un vecteur incontournable (Heo, Lee, McCormick, & Pedersen, 2010). Le bien-être apparaît comme un phénomène (Merleau-Ponty, 1945) intimement lié à une expérience corporelle et émotionnelle (Kitayama & Markus, 2000). Même si, au quotidien, ce sont les individus eux-mêmes « qui agissent sur la définition du bien-être, ceux-ci ayant leur propre façon de le définir et de le gérer » (Hoyez, 2004), en choisissant, par exemple, sa pratique corporelle, chacun est responsable de son « capital santé » au regard de critères sociaux et dont la définition englobe les dimensions biologiques, psychologiques et sociales. S’engouffrant dans cette logique, la recherche scientifique a montré les nombreux bénéfices, tant sur le plan anatomique, cognitif, physiologique que psychique et social des pratiques sportives.
Les activités physiques et sportives, deviennent avant tout vecteur de bien-être. La performance physique stricte n’est plus tout à fait au coeur de la pratique sportive. Un nouveau référentiel normatif prend place. Désormais, l’objectif est de parvenir au bien-être par la maîtrise, le contrôle et la coordination du corps. Ainsi, la notion de bien-être tend à devenir une norme pour les personnes, mais également dans les pratiques. Dès lors, la notion de performance ne disparaît pas totalement mais prend une nouvelle forme.
Indéniablement, le bien-être est intimement lié aux pratiques corporelles. Mais il entretient avec ces dernières (et en particulier avec les activités sportives) des rapports ambigus. Cette journée d’étude a pour but d’éclairer, de manière transversale cette problématique.

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Documents joints

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