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	<title>Sandrine Knobé &#8211; 3SLF</title>
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	<description>Société de Sociologie du Sport et de la Langue Française</description>
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	<title>Sandrine Knobé &#8211; 3SLF</title>
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		<title>Minimalismes et pratiques corporelles </title>
		<link>https://3slf.fr/2025/05/15/minimalismes-et-pratiques-corporelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sandrine Knobé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 16:06:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[appel a contribution]]></category>
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					<description><![CDATA[Appel à contributions pour le n° 77/2027 de la Revue des Sciences Sociales&#160; Coordination :&#160;Matthieu Quidu, Université Lyon 1 – Laboratoire sur les Vulnérabilités et l’Innovation dans le Sport (L-ViS, UR 7428).Tristan Fournier, CNRS – Iris, Campus Condorcet de l’EHESS.&#160;Matthieu Delalandre, Université Gustave Eiffel, Laboratoire Analyse comparée des pouvoirs (ACP, EA 3350).&#160;Éric Boutroy, Université Lyon &#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Appel à contributions pour le n° 77/2027 de la <em>Revue des Sciences Sociales&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Coordination :&nbsp;</strong><br>Matthieu Quidu, <em>Université Lyon 1 </em>– <em>Laboratoire sur les Vulnérabilités et l’Innovation dans le Sport </em>(L-ViS, UR 7428).<br>Tristan Fournier, CNRS – Iris, Campus Condorcet de l’EHESS.&nbsp;<br>Matthieu Delalandre, <em>Université Gustave Eiffel</em>, Laboratoire <em>Analyse comparée des pouvoirs </em>(ACP, EA 3350).&nbsp;<br>Éric Boutroy, <em>Université Lyon 1 </em>– <em>Laboratoire sur les Vulnérabilités et l’Innovation dans le Sport </em>(L-ViS, UR 7428).&nbsp;</p>



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<p>&nbsp;Vivre sans voiture ou habiter en <em>tiny house </em>; jeûner ou adopter un régime sans gluten, sans sucre ou sans protéine animale ; pratiquer le zéro déchet ou le <em>decluttering </em>(i.e. le désencombrement) ; s’adonner à la randonnée ultralégère, courir pieds nus ou se détacher de l’auto-quantification digitale : qu’est-ce que faire « avec moins » voire « sans » signifie dans une société doublement marquée par une escalade vers le « toujours plus » et une prise de conscience de la raréfaction des ressources ? C’est à cette question générale que souhaite répondre le présent projet éditorial, en s’intéressant à l’adoption intentionnelle de démarches minimalistes à partir d’un prisme singulier : les transformations du corps.&nbsp;</p>



<p>En sciences sociales, certaines pratiques réflexives et critiques à l’égard des logiques du plus ont déjà été abordées : « simplicité volontaire » (Alexander, 2011), « sobriété » (Guillard, 2019), « décroissance » (Latouche, 2006), « consommation engagée » (Dubuisson-Quellier, 2018)&#8230; Les phénomènes sous-jacents ont par ailleurs fait l’objet de conceptualisations plus générales, par exemple par le biais des innovations par « détachement et retrait » (Goulet &amp; Vinck, 2022) ou encore par la « distanciation normative » (Stroude, 2021). Ces termes ne sont toutefois pas synonymes et c’est celui de « minimalisme » (Meissner, 2019) que nous avons choisi de retenir ici et de discuter. De notre point de vue, ce concept générique a le mérite d’englober un grand nombre de pratiques sociales organisées selon une logique du <em>less is more : </em>il s’agirait effectivement de faire aussi bien, mieux, voire plus avec moins ou sans. Le minimalisme constitue à la fois une démarche volontaire, une dynamique de réagencements par retrait ainsi que le produit de celles-ci. Selon Dopierała (2017), le minimalisme se caractérise également par une attitude critique vis-à-vis de la consommation marchande, bien que des rapports ambivalents à son égard puissent être identifiés. Si le minimalisme puise ses origines dans les mondes de l’art (Meyer, 2004) et de la religion (où le dépouillement volontaire associé à l’ascétisme deviennent des voies privilégiées d’évolution spirituelle), il s’inscrit également dans une mouvance plus large de stylisation des consommations, susceptible de se muer en un mode de vie global fondé sur un désir d’émancipation et parfois sur un rapport nostalgique à un passé qui aurait été « perdu » ou « dévoyé ».&nbsp;</p>



<p>Le minimalisme peut être investi de significations plurielles de la part de celles et ceux qui le pratiquent : il peut ainsi renvoyer à une dimension politique, à l’instar d’une recherche de réduction de son impact écologique portée par une critique du consumérisme et d’un modèle capitaliste fondé sur la croissance et l’accumulation. Mais le détachement peut également&nbsp;consister en une simplification matérielle de son quotidien dans la perspective d’une prise en charge de son bien-être individuel et de l’optimisation de ses ressources personnelles. L’une des figures contemporaines de cette seconde orientation pourrait être Marie Kondo, consultante japonaise spécialiste du <em>Home organizing </em>et auteure d’ouvrages vendus à des millions d’exemplaires dans le sillon du développement personnel. Sa méthode consiste en premier lieu à se débarrasser du « superflu » de manière à ne conserver que l’« essentiel », qui sera alors ordonné et mis en valeur dans un espace épuré. On le devine, le minimalisme n’est pas nécessairement réductible à une quête écologique ou à une morale frugale, il peut tout à fait s’inscrire dans des ressorts capitalistes (Sandlin &amp; Wallin, 2022). Ce mouvement est en effet arrimé à un marché et ses adeptes peuvent être attirés par une promesse de distinction sociale et d’optimisation de soi (Fournier &amp; Dalgalarrondo, 2024).&nbsp;</p>



<p>L’enjeu du présent numéro spécial est de s’emparer de manière critique de la diversité de ces formes d’appropriation et d’expression du minimalisme. Il s’agira de questionner l’unité éventuelle de ces démarches derrière leur foisonnement apparent, que cela soit en termes de terminologies, de finalités et de moyens.&nbsp;</p>



<p>Il convient d’emblée de préciser que c’est plus précisément aux formes choisies – et donc non subies – du minimalisme qu’est consacré le présent appel. Si les travaux sur la vulnérabilité, la précarité et la pauvreté constituent des objets classiques en sciences sociales ayant contribué à éclairer le déploiement contraint de modes de vie frugaux, c’est ici aux formes délibérées de retrait, de détachement ou de distanciation qu’il s’agira de s’intéresser. Cela n’exclut toutefois pas, bien au contraire, de prendre pour objet les ambivalences du minimalisme, qui peut être perçu et affirmé comme délibéré tout en étant accompagné d’une diminution objective du volume de ressources (en argent, en temps, en espace disponible, etc.). Inversement, les choix qui paraissent parfaitement volontaires peuvent relever de justifications <em>a posteriori </em>et leur analyse révéler des contraintes cachées. Il nous semble donc particulièrement heuristique de travailler cette tension entre une valorisation du moins comme finalité (« moins, c’est mieux ») ou comme moyen d’optimisation (« moins pour faire mieux »). Cela plaide en faveur d’une appréhension du minimalisme dans sa complexité comme dans sa diversité : parler <em>des </em>minimalismes permet alors d’intégrer la multiplicité des manières, des visées et des significations se rejoignant dans l’idée fondamentale de <em>faire sans</em>, de <em>faire moins </em>ou de <em>faire avec moins</em>.&nbsp;</p>



<p>Mais, avant d’être une idée, une rhétorique ou une promesse, le minimalisme est aussi un ensemble de pratiques, de savoir-faire et de techniques. C’est ainsi par le prisme singulier des pratiques corporelles que nous envisagerons l’émergence de ces formes plurielles de minimalisme. En effet, qu’il concerne les manières d’habiter, de consommer, de se déplacer, de se nourrir ou de s’exercer physiquement (liste d’activités non exhaustive), l’engagement dans une dynamique minimaliste implique le corps. Cela suppose en effet d’apprendre de nouvelles techniques corporelles, d’intégrer des sensations et des focalisations attentionnelles inédites, de développer d’autres qualités physiques, de s’engager dans de nouvelles expériences, de découvrir de nouveaux plaisirs. Symétriquement, cela conduit à déconstruire des routines profondément incorporées (Rigal, 2020), à inhiber des perceptions habituelles, à transformer des schèmes moteurs, à domestiquer des sensations originellement déstabilisantes. Le corps apparaît ainsi, du fait de sa plasticité et de sa malléabilité, comme une conséquence en même temps qu’un enjeu du minimalisme. Non plus destin subi, il se mue en projet volontariste (Shilling, 1993) et devient un véritable laboratoire de transformation de soi (Garcia <em>et al</em>., 2024), un support charnel et intime d’expérimentations et de transitions. Que fait le minimalisme au&nbsp;corps ? Dans quelle mesure le corps rend-il possible (mais aussi limite-t-il) la démarche minimaliste ?&nbsp;</p>



<p>Les propositions de contributions pourront s’inscrire sans exclusivité dans l’un des trois axes suivants :&nbsp;</p>



<p><strong><em>Axe 1 : Les promesses du minimalisme&nbsp;</em></strong></p>



<p>Le premier axe de questionnement s’intéresse au marché du minimalisme et plus particulièrement aux promesses sur lesquelles s’arriment les pratiques visant à faire sans ou avec moins : économie financière, meilleure santé physique et/ou mentale, découverte de nouveaux plaisirs, vieillissement actif, retour à soi, reconnexion à la nature, engagement politique, préservation de l’environnement, etc. Dans cette perspective, il s’agira d’identifier les promoteurs de ces promesses, les leaders d’opinions minimalistes voire les entrepreneurs de morale et d’analyser leurs discours, leurs stratégies argumentatives, les valeurs, croyances et imaginaires qu’ils véhiculent, mais aussi les controverses qu’ils suscitent. Quelle est la place de la science dans l’argumentaire minimaliste ? Le numérique constituant un espace privilégié de circulation de ces promesses, l’un des objectifs sera d’étudier les contextes (sites Internet, forums de discussion, réseaux sociaux, applications, etc.) dans lesquels les pratiques minimalistes sont promues et les manières dont les corps sont mis en scène, transformés, renforcés, notamment dans une logique d’incarnation, lorsque « le corps est censé dire le vrai » (Hauray &amp; Dalgalarrondo, 2019). On pourra, symétriquement, questionner les formes de médiation ainsi que les réceptions plurielles de ces discours de la promesse chez les minimalistes « ordinaires » ou « profanes » tout en s’efforçant de saisir les aspirations, les motivations et les significations investies par celles et ceux qui s’engagent dans des pratiques minimalistes. Comme indiqué en préambule, celles-ci peuvent renvoyer à des logiques utilitaires d’efficacité et d’efficience constitutives de projets de soin de soi mais aussi d’optimisation de soi et/ou de gestion de ses ressources. Du fait de leur dimension ascétique, certaines pratiques minimalistes peuvent-elles être rapprochées des « technologies » et des « techniques de soi » (Foucault, 1994) ? Par celles-ci, hommes et femmes cherchent à se transformer dans leur être singulier et à faire de leur vie une oeuvre répondant à certains critères de style. En l’occurrence, la stylisation, voire l’esthétisation, du quotidien peuvent résider dans le désir de faire du plus avec du moins. Les démarches minimalistes peuvent aussi mettre en jeu des formes d’autodiscipline, de spiritualité ou encore des considérations économiques, écologiques et/ou éthiques impliquant des formes variées et renouvelées de politisation. C’est alors le faisceau complexe des significations individuelles et/ou collectives sous-tendant les mécanismes de détachement et de distanciation normative vis-à-vis des modèles politiques dominants qu’il s’agira notamment de questionner.&nbsp;</p>



<p><strong><em>Axe 2 : Pratiquer le minimalisme&nbsp;</em></strong></p>



<p>Faire sans ou avec moins ne se limite probablement pas à réduire, à retirer ou à se détacher (des équipements matériels, des outils et interfaces numériques, des moyens de transport, d’une partie de l’alimentation, etc.). Il s’agit aussi et peut-être surtout d’apprendre à faire autrement, de construire de nouveaux attachements ou associations (Goulet &amp; Vinck, 2012), ce qui implique l’acquisition de connaissances, de savoir-faire voire de savoir sensibles spécifiques (Boutroy, 2021 ; Madon, 2024). Ceux-ci gagnent à être analysés par le prisme des cultures matérielles (Julien &amp; Rosselin, 2005), des techniques du corps, des changements de modes de consommation et autres reconfigurations des rapports de l’individu à son environnement. L’objectif ici est double.&nbsp;</p>



<p>D’une part, il sera question d’identifier les modalités pratiques sous-tendant et supportant l’engagement minimaliste : quels apprentissages implique-t-il ? Où et comment les acquiert-on ? En termes praxéologiques ou pragmatiques, qu’est-ce que faire sans (des objets, des techniques, des entités, des intermédiaires) ? À l’instar du désencombrement domestique fondé sur l’application systématique de principes et méthodes formalisés par des leaders influents (Gollnhofer <em>et al.</em>, 2024 ; Sandlin &amp; Wallin, 2022), le minimalisme passe-t-il nécessairement par la mise en oeuvre d’un véritable système technique ? Quelles contraintes et difficultés cela pose-t-il au quotidien et réciproquement quelles ressources se trouvent-elles engagées et renforcées dans un tel processus ? À ce titre, une attention pourrait être accordée à l’environnement social : entre leviers et contraintes, quels rôles jouent les autruis significatifs dans l’adoption de pratiques minimalistes ? Quelle est la place des communautés de pratique dans la formalisation, le partage et l’incorporation de ces savoir-faire minimalistes (Boutroy, 2022) ?&nbsp;</p>



<p>D’autre part, si le minimalisme constitue un ensemble de pratiques qu’il convient de décrire minutieusement, celles-ci ne sont pas nécessairement adoptées de manière équivalente par l’ensemble de la population. Qui sont les personnes s’engageant de manière significative dans une démarche minimaliste ? Qui sont les acteurs la revendiquant, assumant son inscription dans une forme de politisation, y compris dans le quotidien (Pruvost, 2024) ? Qui sont, à l’inverse, ceux qui maintiennent leur engagement dans un registre plus individuel, tacite ou dépolitisé ? L’adoption du minimalisme constitue-t-elle l’apanage des classes moyennes éduquées réputées être les plus réflexives sur leur corps (Boltanski, 1971), leur alimentation (Régnier <em>et al.</em>, 2006) et l’environnement (Coulangeon <em>et al.</em>, 2023), et donc les plus à même de s’engager dans une réforme de soi ? Faire avec moins lorsque la norme dominante porte au toujours plus ne constitue-t-il pas aujourd’hui une forme reconfigurée de distinction et de singularisation (Reckwitz, 2020), notamment typique des « classes aspirationnelles » (Currid-Halkett, 2017), déjà nanties en biens matériels mais désireuses d’un surplus culturel et spirituel ? Vivre, même temporairement, une tranche de vie (de) minimaliste ne revient-il pas parfois à ajouter une énième expérience à sa liste de moments à vivre dans une existence sécularisée et dans le contexte d’une « société de l’expérience », nouvel avatar du consumérisme (Miles, 2024) ? Assiste-t-on plutôt à des usages bigarrés des minimalismes en fonction des appartenances et conditions sociales (classe, genre, âge…) ? Hommes et femmes sont-ils ou elles engagé·es de manière analogue dans les démarches minimalistes ? Qu’en est-il, en premier lieu, des pratiques corporelles spécifiques ? Citons par exemple les processus de détachement vis-à-vis du soutien-gorge (Dubois &amp; Berg, 2022) ou encore des protections hygiéniques « classiques » (serviettes ou tampons jetables). Concernant ce dernier cas, l’utilisation de méthodes alternatives en temps de menstrues, dans laquelle se mêlent des considérations sanitaires et écologiques, implique des apprentissages sensoriels et intimes qui sont décrits comme procédant d’une véritable « conversion » (Dutrait, 2022). De surcroît, il s’agira de saisir dans quelle mesure la pratique du minimalisme se fait l’écho d’une socialisation genrée : recompose-t-elle, déstabilise-t-elle ou, à l’inverse, consolide-t-elle l’ordre du genre ?&nbsp;</p>



<p>Par ailleurs, existe-t-il des indices d’une diffusion sociale, voire d’une démocratisation, du minimalisme volontaire ? Quel est le poids des influences socialisatrices (primaires et secondaires) dans la volonté et la capacité d’adoption ainsi que de maintien de pratiques minimalistes ? La variété des dispositions incorporées débouche-t-elle sur des pratiques différenciées ?&nbsp;</p>



<p><strong><em>Axe 3 : Espaces et temporalités du minimalisme&nbsp;</em></strong></p>



<p>L’engagement dans une dynamique minimaliste reconfigure également les rapports charnels au temps et à l’espace. Vivre dans une <em>tiny house</em>, se déplacer sans voiture, vivre sans téléphone portable, être végétarien ou courir pieds nus impliquent en effet un renouvellement objectif des distances et des durées comme de leur perception. La patience, la constance et la persévérance, par opposition à la précipitation et la versatilité, apparaissent par exemple comme des qualités&nbsp;fondamentales mises en avant par les pratiquants minimalistes de musculation (Favier- Ambrosini, Delalandre &amp; Quidu, 2022). Le minimalisme est-il toutefois cantonné à la lenteur et, du côté topographique, à son espace proche ? Devenir minimaliste, est-ce se détacher pour mieux se reconnecter à son milieu, que celui-ci soit urbain (ex. : le réinvestissement des lieux publics par les pratiquants de Parkour) ou naturel (ex. : dans une optique de réensauvagement, qui peut passer par une activité de cueillette de plantes sauvages) ? Dans quelle mesure l’adoption de pratiques voire de modes de vie minimalistes reconfigure-t-elle les rapports noués à l’autre, à la nature et à soi-même, éventuellement dans le sens d’une résonance (Rosa, 2018) ?&nbsp;</p>



<p>Penser les temporalités du minimalisme, c’est également resituer l’engouement (apparemment) contemporain pour le moins dans l’épaisseur de l’histoire, de ses cycles et de ses diastoles et systoles alternativement maximalistes et minimalistes. Dans quelle mesure des méthodes minimalistes diffusées et commercialisées dans le premier quart du 21ème siècle empruntent-elles à, mais aussi réactualisent-elles, des démarches produites antérieurement, aussi bien dans leurs contenus pratiques que dans leur résonance symbolique, à l’instar de l’imaginaire « paléo » (Weedon &amp; Patchin, 2021) ou « primitiviste » (Dalgalarrondo &amp; Fournier, 2020) ? Dans le domaine des méthodes de culture physique, Fortune &amp; Attali (2022) montrent par exemple comment le <em>MovNat</em>, cet art du déplacement en milieu naturel, puise, tout en l’ajustant aux contraintes d’un marché du fitness renouvelé et mondialisé, dans la « Méthode naturelle » de Georges Hébert formalisée un siècle plus tôt.&nbsp;</p>



<p>Se détacher pour se reconnecter (à soi, aux autres, à son environnement) doit également être conceptualisé comme un processus inscrit dans la durée, une dynamique, un devenir, une transition. Un enjeu réside ici dans la formalisation des carrières vers, mais aussi dans, le minimalisme : comment entre-t-on dans une démarche minimaliste ? Des périodes de la vie sont-elles plus propices au questionnement critique des logiques du toujours plus ? Quelle est la place des socialisations antérieures et/ou des tournants majeurs, des ruptures biographiques, des bifurcations (Bessin <em>et al.</em>, 2010) et autres expériences radicales de conversion ? Comment s’y maintient-on et s’y développe-t-on ? Quels sont les facteurs qui en assurent l’étayage ? Certaines configurations domestiques et familiales sont-elles favorables ou au contraire contraignantes dans la pérennisation des changements amorcés ? Peut-on dégager des séquences de carrières minimalistes ? Devenir minimaliste dans un domaine (par exemple en adoptant un régime végétalien) demeure-t-il circonscrit au seul cadre alimentaire ou s’étend-il en cascade aux divers pans de son existence ? Ce mécanisme de cumul, de diffusion ou d’engrenage est-il systématique ? Comment fonctionne-t-il ? Des dissonances intra-individuelles entre domaines peuvent-elles se maintenir ? Mais aussi, certaines personnes sortent-elles du minimalisme ? Si oui, comment et pourquoi (saturation, épuisement, changement familial…) ? En définitive, l’engagement dans une démarche minimaliste est ici envisagé comme une dynamique non linéaire, processuelle avec ses incertitudes, ses vicissitudes, son lot éventuel de déceptions ou de frustrations voire ses dérives et retours en arrière. Comment se transforme-t-on individuellement au contact du minimalisme et pour devenir minimaliste ? Dans quelle mesure cette modification s’ancre-t-elle dans le corps, en contribuant à forger de nouvelles dispositions ? Il s’agira de tenter de penser conjointement les reconfigurations des rapports au temps et à l’espace induites par le minimalisme en posant l’hypothèse selon laquelle la transformation de l’un se ferait rarement sans affecter l’autre.&nbsp;</p>



<p>Les contributions rassemblées dans ce numéro spécial alimenteront un ou plusieurs des axes précédents à partir d’enquêtes de terrains variées, mais se rejoignant dans la mise en évidence de l’importance du corps, de ses pratiques, de ses techniques, de ses émotions et de ses transformations dans la démarche minimaliste. Ces questionnements pourront être abordés par une variété d’éclairages disciplinaires (sociologie, histoire, anthropologie, géographie, sciences politiques, sciences de l’information et de la communication) et de modèles théoriques.&nbsp;</p>



<p>Nous invitons les auteur·e·s à soumettre avant le <strong>15 novembre 2025 </strong>leur proposition d’article sous la forme d’un résumé de 4 000 signes maximum. La proposition devra mentionner l’axe dans lequel l’article s’inscrit, le titre, le cadre théorique, les matériaux empiriques, le ou les terrains, les sources et la méthodologie. Le résumé doit comporter également une bibliographie de référence (en dehors des 4 000 signes) et une courte présentation des auteur·e·s.&nbsp;</p>



<p>Les propositions sont à envoyer conjointement à l’adresse de la revue, rss@misha.fr ainsi qu’aux quatre coordinateurs du dossier :&nbsp;<br>Matthieu Quidu : <a href="mailto:matthieu.quidu@univ-lyon1.fr">matthieu.quidu@univ-lyon1.fr</a><br>Tristan Fournier : <a href="mailto:tristan.fournier@ehess.fr">tristan.fournier@ehess.fr</a>&nbsp;<br>Matthieu Delalandre : <a href="mailto:matthieu.delalandre@univ-eiffel.fr">matthieu.delalandre@univ-eiffel.fr</a>&nbsp;<br>Eric Boutroy : <a href="mailto:eric.boutroy@univ-lyon1.fr">eric.boutroy@univ-lyon1.fr</a>&nbsp;</p>



<p>Si la proposition est acceptée, l’article original (40 000 signes maximum) doit être remis avant <strong>le 15 mai 2026</strong>.&nbsp;<br>Le numéro paraîtra au <strong>1er semestre 2027</strong><em>.&nbsp;</em><br>Les auteurs et les autrices sont prié·e·s de se conformer aux normes éditoriales de la revue qui peuvent être consultées en ligne :<a href=" https://journals.openedition.org/revss/299."> https://journals.openedition.org/revss/299.</a>&nbsp;</p>



<p><strong>Bibliographie&nbsp;</strong><br>Alexander, S. (2011). The Voluntary Simplicity Movement: Reimagining the Good Life Beyond Consumer Culture. <em>SSRN.&nbsp;</em><br>Bessin, M., Bidart, C. &amp; Grossetti, M. (2010). <em>Bifurcations. Les sciences sociales face aux ruptures et à l’événement</em>. Paris, La Découverte.&nbsp;<br>Boltanski, L. (1971). Les usages sociaux du corps. <em>Annales, 26</em>(1), 205-233.&nbsp;<br>Boutroy, É. (2022). « Un wikipedia de la randonnée légère » : savoir-faire en libre accès au sein d’une communauté de pratique en ligne. <em>Ethnologie Française, 52</em>(1), 91-106.&nbsp;<br>Boutroy, É. (2021). Minimalism and Lightweight Backpacking in France: A Material Culture of Detachment. <em>Consumption Markets Culture, 24</em>(4), 357-372.&nbsp;<br>Coulangeon, P., Demoli, Y., Ginsburger, M. &amp; Petev, I. (2023). <em>La conversion écologique des Français. Contradictions et clivages</em>. Paris, PUF.&nbsp;<br>Currid-Halkett, E. (2017). <em>The Sum of Small Things. A Theory of the Aspirational Class</em>. Oxford, Princeton University Press.&nbsp;<br>Dalgalarrondo, S. &amp; Fournier, T. (2020). <em>L’utopie sauvage : enquête sur notre irrépressible besoin de nature. </em>Paris, Les Arènes.&nbsp;<br>Dopierała, R. (2017). Minimalism, a new mode of consumption? <em>Przeglad Socjologiczny</em>, <em>66</em>(4).&nbsp;<br>Dubois, B. &amp; Berg, F. (2022). <em>La clinique du coureur. </em>Angoulême, Mons.&nbsp;<br>Dubuisson-Quellier, S. (2018). <em>La consommation engagée. </em>Paris, Presses de Sciences Po.<br>Dutrait, C. (2022). Faire avec le flux. Tampons, coupes, complications et implications : ce qu’impliquent les techniques du temps des règles. <em>Techniques &amp; culture, 77.&nbsp;</em><br>Favier-Ambrosini, B., Delalandre, M. &amp; Quidu, M. (2022). Revendiquer l’innovation dans le champ de la culture physique : étude de trois méthodes contemporaines. <em>Loisir et Société, 46</em>, 109-135.&nbsp;<br>Foucault, M. (1994). <em>Dits et écrits, 1954-1988</em>. <em>Tome IV, 1980-1988. </em>Paris, Gallimard.&nbsp;<br>Fournier, T. &amp; Dalgalarrondo, S. (2024). From Self-Optimization to Minimalism and Back. The Promises and Practices of Fasting in France. <em>Historical Social Research, 49</em>(3), 102-122.&nbsp;<br>Fortune, Y. &amp; Attali, M. (2022). <em>MovNat </em>ou la Méthode naturelle revisitée. In J-F. Loudcher <em>et al. </em>(dirs), <em>Héritages sportifs et dynamiques patrimoniales. </em>Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée.&nbsp;<br>Garcia, M-C. <em>et al. </em>(2024). En quête de contrôle de soi : ressorts de l’engagement dans la pratique du yoga d’individus diplômés du « supérieur long ». <em>Regards Sociologiques, 61/62</em>, 35-50.&nbsp;<br>Gollnhofer, J. F., Bhatnagar, K. &amp; Manke, B. (2024). The Discomfort of Things! Tidying-up and Decluttering in Consumers’ Homes. <em>Journal of Consumer Research</em>, https://doi.org/10.1093/jcr/ucae034.&nbsp;<br>Goulet, F. &amp; Vinck, D. (dirs.) (2022). <em>Faire sans, faire avec moins. Les nouveaux horizons de l’innovation</em>. Paris, Presse des Mines.&nbsp;<br>Goulet, F. &amp; Vinck, D. (2012). L’innovation par retrait. Contribution à une sociologie du détachement. <em>Revue Française de Sociologie, 53</em>(2), 195-224.&nbsp;<br>Guillard, V. (dir.). (2019) <em>Du gaspillage à la sobriété : avoir moins et vivre mieux ? </em>Louvain-la-Neuve, De Boeck&nbsp;<br>Julien, M-P. &amp; Rosselin, C. (2005). <em>La culture matérielle. </em>Paris, La Découverte.&nbsp;<br>Hauray, B. &amp; Dalgalarrondo, S. (2019). Incarnation and the Dynamics of Medical Promises: DHEA as a Fountain of Youth Hormone. <em>Health, 23</em>(6), 639-655.&nbsp;<br>Latouche, S. (2006). <em>Le pari de la décroissance</em>. Paris, Fayard.&nbsp;<br>Madon, J. (2024). <em>Faire durer les objets : pratiques et ressources dans l’art de déconsommer. </em>Paris, Presses de Sciences Po.&nbsp;<br>Meissner, M. (2019). Against accumulation: lifestyle minimalism, de-growth and the present post-ecological condition. <em>Journal of Cultural Economy, 12</em>(3), 185-200.&nbsp;<br>Meyer, J. (2004). <em>Minimalism: Art and Polemics in the Sixties</em>. Yale University Press.&nbsp;<br>Miles, S. (2024). <em>La société de l’expérience : le consumérisme réinventé</em>. Paris, L’échappée.<br>Pruvost, G. (2024). <em>Quotidien politique. Féminisme, écologie, subsistance</em>. Paris, La Découverte.&nbsp;<br>Reckwitz, A. (2020). <em>Society of singularities</em>. Cambridge, Polity Press.&nbsp;<br>Régnier, F., Lhuissier, A. &amp; Gojard, S. (2006). <em>Sociologie de l’alimentation. </em>Paris, La Découverte.&nbsp;<br>Rigal, A. (2020). <em>Habitudes en mouvement : vers une vie sans voiture ? </em>Genève, Métis Presses.&nbsp;<br>Rodriguez, J. (2018). 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<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/05/AAC-Minimalismes-et-pratiques-corporelles_N-77-Revue-des-Sciences-Sociales.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué AAC Minimalismes et pratiques corporelles_N 77 Revue des Sciences Sociales."></object><a id="wp-block-file--media-50ce72b4-dbec-4434-9fc3-27a2896f928f" href="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/05/AAC-Minimalismes-et-pratiques-corporelles_N-77-Revue-des-Sciences-Sociales.pdf">AAC Minimalismes et pratiques corporelles_N 77 Revue des Sciences Sociales</a><a href="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/05/AAC-Minimalismes-et-pratiques-corporelles_N-77-Revue-des-Sciences-Sociales.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-50ce72b4-dbec-4434-9fc3-27a2896f928f">Télécharger</a></div>
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		<title>Marwane SIMOU (thèse, avril 2025). Université de Bordeaux</title>
		<link>https://3slf.fr/2025/04/29/marwane-simou-these-avril-2025-universite-de-bordeaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sandrine Knobé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 11:31:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Soutenance de thèse / HDR]]></category>
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					<description><![CDATA[Entre dirigisme et néolibéralisme. Le programme de développement du “sport de proximité” (2010–2023) dans l’évolution des politiques publiques sportives au Maroc Mardi 29 avril 2025 Jury composé de :• Jean-Paul Callède, Chargé de recherche HDR (CNRS, retraité) – invité• Éric Perera, Professeur des Universités (Université de Montpellier) – Rapporteur• Fayçal Kada, Maître de conférences HDR &#8230; ]]></description>
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<p><strong>Entre dirigisme et néolibéralisme. Le programme de développement du “sport de proximité” (2010–2023) dans l’évolution des politiques publiques sportives au Maroc</strong></p>



<p>Mardi 29 avril 2025</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Jury composé de :</strong><br>• <strong>Jean-Paul Callède</strong>, Chargé de recherche HDR (CNRS, retraité) – <em>invité</em><br>• <strong>Éric Perera</strong>, Professeur des Universités (Université de Montpellier) – <em>Rapporteur</em><br>• <strong>Fayçal Kada</strong>, Maître de conférences HDR (Université Ibn Tofaïl – Kénitra) – <em>Rapporteur</em><br>• <strong>Mariette Sibertin-Blanc</strong>, Professeure des Universités (Université Toulouse – Jean Jaurès) – <em>Examinatrice</em><br>• <strong>Gilles Vieille-Marchiset</strong>, Professeur des Universités (Université de Strasbourg) – <em>Examinateur</em><br>• <strong>Jean-François Loudcher</strong>, Professeur des Universités (Université de Bordeaux) – <em>Directeur</em><br>• <strong>André Suchet</strong>, Maître de conférences HDR (Université de Bordeaux) – <em>Codirecteur</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Résumé :</strong><br>Ce travail part d&rsquo;un aperçu historique de l&rsquo;évolution des politiques sportives au Maroc, et se propose d&rsquo;analyser « la politique publique sportive de proximité ». L&rsquo;étude se focalise sur la tension apparente entre les tendances néolibérales et le maintien d&rsquo;un contrôle étatique fort dans ce domaine. La recherche examine les interactions complexes entre les différents acteurs impliqués, leurs stratégies et leurs rapports de force dans l&rsquo;élaboration et la mise en œuvre des politiques sportives de proximité. Elle s&rsquo;attache également à décrypter l&rsquo;articulation entre une approche gestionnaire d&rsquo;inspiration néolibérale et la persistance d&rsquo;une forte présence étatique. L&rsquo;objectif central de cette étude est de comprendre comment ces dynamiques a priori contradictoires coexistent et s&rsquo;hybrident sur le terrain, ouvrant potentiellement la voie à l&rsquo;émergence d&rsquo;un modèle sportif marocain spécifique. Ce modèle hypothétique associerait des éléments de gouvernance néolibérale à une influence étatique toujours prégnante. Nous rendons compte des usages différenciés de ces deux registres par de multiples acteurs, à des échelles différentes, en particulier dans la manière dont se conjuguent les institutions centrales et les institutions territoriales dans la mise en œuvre des politiques sportives de proximité et dans la circulation de l&rsquo;idée « sport de proximité » et de l&rsquo;appropriation qui en est faite par les bénéficiaires. La méthodologie déployée combine une étude de cas approfondie de la région de Rabat-Salé-Kénitra, une analyse documentaire exhaustive, l&rsquo;examen des discours sur les réseaux sociaux, des entretiens semi-directifs avec divers acteurs clés, des groupes de discussion et de l&rsquo;observation participante. Cette recherche cherche à apporter une contribution non seulement à la sociologie du sport au Maroc et à l&rsquo;étude des organisations sportives, mais elle éclaire également les processus complexes et imbriqués de libéralisation et de dirigisme étatique. En situant cette réflexion dans le cadre plus large des transformations de l&rsquo;État et de ses relations avec les autres acteurs sociaux, l&rsquo;étude met en lumière l&rsquo;équilibre subtil qui se dessine entre libéralisation et interventionnisme dans le contexte marocain contemporain. Cette approche, centrée sur le sport comme objet d&rsquo;étude, offre ainsi un prisme original pour appréhender les mutations politiques et sociales à l&rsquo;œuvre au Maroc.</p>
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		<title>N°25/2025/Varia</title>
		<link>https://3slf.fr/2025/04/23/n25-2025-varia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sandrine Knobé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 10:08:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[revue de la 3SLF et SFSH]]></category>
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					<description><![CDATA[Accéder au numéro via le portail Cairn :https://shs.cairn.info/revue-sciences-sociales-et-sport-2025-1?lang=fr]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Accéder au numéro via le portail Cairn :<br><a href="https://shs.cairn.info/revue-sciences-sociales-et-sport-2025-1?lang=fr">https://shs.cairn.info/revue-sciences-sociales-et-sport-2025-1?lang=fr</a></p>



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<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="661" height="1024" src="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/02/Revue-SSS_N-25_2025_Verso-661x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2622" style="width:498px;height:auto" srcset="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/02/Revue-SSS_N-25_2025_Verso-661x1024.jpg 661w, https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/02/Revue-SSS_N-25_2025_Verso-194x300.jpg 194w, https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/02/Revue-SSS_N-25_2025_Verso-768x1189.jpg 768w, https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/02/Revue-SSS_N-25_2025_Verso-992x1536.jpg 992w, https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/02/Revue-SSS_N-25_2025_Verso-1322x2048.jpg 1322w, https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/02/Revue-SSS_N-25_2025_Verso-39x60.jpg 39w, https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/02/Revue-SSS_N-25_2025_Verso-scaled.jpg 1653w" sizes="(max-width: 661px) 100vw, 661px" /></figure>
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		<item>
		<title>Corps, norme et altérité dans le traitement de la délinquance des jeunes</title>
		<link>https://3slf.fr/2025/04/23/corps-norme-et-alterite-dans-le-traitement-de-la-delinquance-des-jeunes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sandrine Knobé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 09:58:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[appel a contribution]]></category>
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					<description><![CDATA[Enjeux comparés de la re-éducation en établissements spécialisés en France et aux États-Unis Jean Sanzane Dans cet ouvrage, l’auteur se propose de déconstruire le phénomène dit d’“américanisation” des politiques publiques que certaines études croient observer, en particulier dans le tournant répressif que connaît la justice des mineurs depuis le début de années 1980.S’appuyant sur une &#8230; ]]></description>
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<p><strong>Enjeux comparés de la re-éducation en établissements spécialisés en France et aux États-Unis</strong></p>



<p><strong>Jean Sanzane</strong></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:40% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="661" height="1024" src="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/image-ouvrage-delinquance-661x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2711 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-text-align-left has-small-font-size">Dans cet ouvrage, l’auteur se propose de déconstruire le phénomène dit d’“<em>américanisation</em>” des politiques publiques que certaines études croient observer, en particulier dans le tournant répressif que connaît la justice des mineurs depuis le début de années 1980.<br>S’appuyant sur une démarche compréhensive, la méthodologie de recherche fait usage d’entretiens, de questionnaires et d’observations dans des établissements, et donne la parole aux concepteurs des philosophies politiques, aux exécutants, chargés de leur mise en œuvre et aux jeunes qui en sont les cibles.<br>Cette approche comparative des pratiques de prise en charge de la délinquance des jeunes dans des structures éducatives en France et aux États-Unis met en évidence des modes de fonctionnement qui s’éloignent très souvent des objectifs visés et des logiques institutionnelles avec, en toile de fond, la question du rapport au corps, aux normes et à l’altérité.</p>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Saisir les savoirs en mouvement : le genre au prisme de la santé</title>
		<link>https://3slf.fr/2025/04/23/saisir-les-savoirs-en-mouvement-le-genre-au-prisme-de-la-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sandrine Knobé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 09:50:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[appel a contribution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://3slf.fr/?p=2705</guid>

					<description><![CDATA[13 et 14 Octobre 2025 – Maison de la Recherche de Nancy Appel à communication Cet appel met en tension les notions de savoirs, de genre et de santé. La première est entendue dans son acception large : elle renvoie à la fois à des savoirs formalisés, mais aussi des techniques (Fidolini, Voléry, 2022), des &#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>13 et 14 Octobre 2025 – Maison de la Recherche de Nancy</strong></p>



<p><strong>Appel à communication</strong></p>



<p>Cet appel met en tension les notions de savoirs, de genre et de santé. La première est entendue dans son acception large : elle renvoie à la fois à des savoirs formalisés, mais aussi des techniques (Fidolini, Voléry, 2022), des narrations et des scripts (Martins, 1991 ; Gagnon, Simon, 2005 ; Sobocinska, 2023) ou encore des régimes de catégorisation (Beaucourt, Laiacona et Mégret, 2024). Peu importent les producteurs, la légitimité ou les modes de circulation de ces savoirs (savoirs académiques, expérientiels, profanes, militants, etc). Le savoir est entendu ici comme indissociable du pouvoir (Foucault, 1993[1975]). Il s’agit donc d’interroger la manière dont les savoirs peuvent se constituer en instruments de pouvoir, dès lors qu’ils sont retenus ou mis en mouvement. Ensuite, le genre est pensé comme une construction sociale, en ce qu’il repose sur des savoirs dont on peut retracer l’origine (Laqueur, 1992). Mais le genre est aussi pensé comme un rapport social, un système de domination qui oriente la circulation et la construction des savoirs (Dorlin, 2009). Enfin, dans cet appel la santé peut être saisie à travers la notion de médicalisation, c’est-à-dire la tendance à « définir un problème en des termes médicaux, en général comme une maladie ou un trouble, ou à défendre une intervention médicale pour le traiter ». (Conrad, 2005, p. 3).<br>L’actualité du concept témoigne d’un renouvellement constant du biopouvoir qui semble prendre appui sur de nouveaux savoirs et de nouvelles techniques contribuant au passage à façonner les rapports de genre (Fassin, Memmi, 2004 ; Gelly, Pitti, 2016 ; Jarty, Fournier, 2020 ; Bouchet-Mayer et al., 2022). Toutefois, à rebours d’un biopouvoir totalisant, uniforme et descendant, cet appel entend aussi analyser les formes situées d’appropriation et/ou de résistance aux normes de santé depuis le bas, jusque dans des pratiques de soin ou d’entretien de soi (Bichet, 2020 ; Diasio, Fidolini, 2019). Si le genre est parfois produit par la médecine, les conceptions genrées du corps ont bien-sûr prise hors des seuls espaces<br>médicaux (Chaperon, Hanafi, 2013).<br>Les propositions de communication pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes détaillés ci-après. Elles devront travailler à articuler ces réflexions théoriques à un matériau empirique original et contextualisé. Au-delà des enjeux présentés jusqu’ici, nous serons particulièrement attentif·ves aux propositions de communication qui adoptent une perspective articulant les rapports sociaux de race, de classe et d’âge (entre autres) au genre.</p>



<p><strong>1/ Des savoirs sur le corps et la santé pris dans les rapports de pouvoir liés au genre</strong><br>Penser le mouvement des savoirs implique aussi de penser les conditions de construction et de légitimation des savoirs, dans la continuité des travaux féministes critiques de la neutralité des savoirs positivistes (Haraway, 1988). En réalité, les lacunes dans la connaissance de certains corps, les partis pris normatifs dans la description de certains autres, ou encore les savoirs manquants, sont des sources de réflexion en ce qu’ils révèlent des rapports de genre. C’est ce que montrent les travaux de Nelly Oudshoorn (2003) sur la (non)commercialisation de la contraception masculine, ou plus récemment ceux de Camille Bajeux (2020) sur le développement controversé de l’andrologie. Ces travaux interrogent, en<br>sus, l’androcentrisme des sciences « dures », la survalorisation de certaines expertises (Coureau, et. al., 2022) et la mise en concurrence de savoirs disciplinaires (certaines approches psychologisantes, hormonales, etc.). Par ailleurs, les travaux de Shannon Sullivan et Nancy Tuana (2007) à propos de l’ignorance blanche (white ignorance) interrogent les raisons de l’inexistence de certains savoirs derrière le concept « d’épistémologie de l&rsquo;ignorance » : l’ignorance n&rsquo;est pas qu’une absence de savoir que l’on peut chercher à combler, mais bien un processus actif et un outil de pouvoir. Blas Radi (2022) applique<br>cette grille de lecture au cissexisme, en montrant son déploiement quotidien, prenant pour exemple les politiques de santé en Argentine. Il interroge un « droit d’ignorer » la situation des personnes trans’ qui reproduit des écarts entre la législation et les pratiques effectives.<br>Comment des rapports de pouvoir découlant ou non du genre produisent-ils une silenciation de certains savoirs ? Comment certains savoirs sont-ils rendus plus ou moins légitimes, en raison de leur ancrage disciplinaire, mais aussi de l’aire culturelle de laquelle ils émanent ? Comment les conditions de production des savoirs influencent-elles la manière dont nous interprétons, produisons et agissons sur les corps ?<br>La réflexion encouragée dans ce premier axe peut aussi se déployer par le bas en interrogeant les appropriations situées de ces savoirs sur le corps, ainsi que les formes de résistances qu’ils entrainent. Certains savoirs ont continué par exemple de circuler dans des cercles homosociaux féminins malgré la médicalisation des pratiques de soin, à l’instar de certains savoirs profanes (Verdier, 1979). De manière plus contemporaine, les mobilisations féminines et/ou féministes pour l’autonomie dans la santé sexuelle et reproductive continuent de faire l’objet de recherche, comme dans le cadre de la mobilisation du Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception (Ruault, 2017) ou de la pratique militante du self help (Quéré, 2021). Comment les acteur·ices, à partir de leur position sociale, font-iels preuve « d’inventivité profane » (Ruault, op. cit.) ? Quels savoirs sur leur corps produisent-iels et quels<br>rapports de pouvoirs parviennent-iels ainsi à négocier ? Par ailleurs, les savoirs détenus par les usagers des dispositifs de santé tendent à acquérir une place nouvelle y compris dans les espaces médicaux et dans les parcours de soin du fait d’une injonction à « l’autonomisation du patient ». C’est ce dont témoignent les figures récentes du « patient expert », du « patient partenaire » ou du « pair aidant » dans le cas des maladies chroniques, souvent inscrites dans des programmes plus larges d’éducation du patient (Ménoret, 2023). La distance prescrite vis-à-vis d’une posture médicale paternaliste se traduit aussi dans le rapport de force qui peut s’instaurer entre associations d’usagers et médecins, illustré dans le cas de la (dé)médicalisation des parcours trans’. Ces travaux témoignent de nouveaux modes d’exercice du pouvoir médical, et interrogent parfois la manière dont ces derniers révèlent ou modifient d’autres rapports de pouvoir, comme les rapports de genre (Beaubatie, 2016) : la place faite aux savoirs expérientiels et profanes est-elle la même selon le sexe, la sexualité et l’identité de genre de l’usager·ère ? Comment sont traités, légitimés ou instrumentalisés les savoirs issus de certaines expériences genrées minoritaires ?<br>Enfin, sont également attendus dans cet axe des travaux interrogeant la fabrication de savoirs en sciences sociales, et la manière dont nos dispositifs de recherche mettent en mouvement des savoirs existants. Dans le prolongement des réflexions proposées ci-dessus, les communiquant·es sont invité·es à questionner leurs conditions matérielles de travail (d’accès au terrain, d’enquête et d’analyse), ainsi que leur position sociale (de genre, de race, de classe, d’âge, etc.) et les effets qu’elles ont sur leur manière d’appréhender l’enquête. Ces réflexions pourront servir à discuter la notion d’objectivité forte (Harding,<br>1993), qui postule qu’une expérience de la domination étudiée peut créer les conditions d’une analyse plus juste. Elles pourront aussi interroger les avantages et les limites de la recherche participative, ou d’autres méthodes d’enquête qui visent à réduire les injustices épistémiques (Fricker, 2007), et penser conjointement production de connaissance et inégalités sociales. Les communiquant·es sont invité·es également à interroger la manière dont leur présence et les processus de catégorisations dont iels font l’objet (Greco, 2010) ont pu entrainer des formes de rétention ou de mise en circulation de savoirs exploitables dans l’enquête. Par exemple, la littérature témoigne d’un privilège féminin pour interroger l’intimité corporelle (Schlagdenhauffen, 2014), pouvant en revanche s’encombrer d’un rapport de séduction dans la relation d’enquête (Clair, 2016). Plus spécifiquement, les propositions de communication pourront interroger les bénéfices et les désagréments de la mise en circulation des savoirs par les chercheurs sur les individus qui peuplent le terrain, comme dans les travaux sur les sociabilités homosexuelles qui courent le risque de trahir des lieux de séduction tenus secrets dans l’Amérique des années 1960 (Humphreys, 2007).</p>



<p><strong>2/ Circulation subjective et intersubjective de la normativité corporelle et médicale</strong></p>



<p>Ce second axe met l’accent sur les formes de subjectivités produites par la reconfiguration des savoirs-pouvoirs dans le champ de la santé. La biomédicalisation se traduit en effet par une emprise du prisme médical sur les corps mais aussi sur les rapports subjectifs au corps par une intensification des mécanismes d’intériorisation du pouvoir (Clarke et al., 2000, Braverman, 2017). Ce dernier n’est ainsi pas toujours imposé de l’extérieur, comme le relevait déjà Michel Foucault dans son usage du concept de subjectivation : la subjectivité se construit et se transforme continuellement, au gré des identifications, et toujours dans un rapport d’assujettissement à un pouvoir (Julien, 2015). Récemment, les travaux qui ont cherché à appliquer les théorisations de Connell sur les modèles de masculinité (Connell, 2014) aux terrains en santé, témoignent particulièrement bien de ces processus de subjectivation. Par exemple, Louis Braverman analyse l’examen de la prostate comme une mise à l’épreuve des masculinités et relève qu’il n’est pas vécu comme aussi menaçant pour les identifications masculines chez les patients les plus âgés : l’âge avancé et les catégorisations médicales de cet âge viennent les préserver (Braverman, 2019). Autre exemple : les travaux sur la reconfiguration des pratiques alimentaires des hommes au milieu de la vie, témoignent du fait que les stratégies visant à préserver sa santé sont pensées en négociation avec des représentations situées des « bonnes » pratiques de santé et des styles de masculinité de classe (Diasio, Fidolini, 2019). En quoi et dans quelle mesure la normativité médicale s’immisce-t-elle dans les subjectivités ? Comment la position sociale de genre (y compris dans la hiérarchie des styles de genre) intervient-elle dans ce processus ? Quelles négociations subjectives relatives au genre les savoirs en santé donnent-ils à lire ? Les savoirs en santé témoignent parfois du déploiement de ces négociations à des échelles intersubjectives. C’est de cette façon que l’on peut lire les travaux sur les biosocialités contemporaines, c’est-à-dire les sociabilités fondées sur des expériences corporelles pensées comme communes à un groupe social (Rose &amp; Rabinow, 2006). On peut citer ici la recherche d’Alexandra Afsary sur les pratiques de la « contraception naturelle ». Elle révèle que la légitimité attribuée aux savoirs médicaux peut être affaiblie à la faveur d’un processus de socialisation à des lectures « post-féministes » (Afsary, 2021). Dans son travail, Cécile Charlap montre quant à elle de quelle manière les femmes articulent les lectures profanes de la ménopause auxquelles elles ont été socialisées par les femmes de leur lignage et les lectures médicales diffusées plus largement (Charlap, 2014). Enfin, les travaux qui portent sur la santé communautaire témoignent du développement d’expertises médicales hors des espaces médicaux grâce à des pratiques de mise en commun des savoirs, des parcours informationnels très poussés, ou encore l’enrôlement de professionnels de santé (Armangau, Figeac, 2023 ; Stassin, 2023). Des savoirs de nature différente ou produits depuis des positions opposées s’hybrident-ils ou restent-ils en concurrence ? De quelle façon se construit la légitimité d’un savoir de santé qui touche au corps genré ? Quels sont les effets sur le plan subjectif de ces socialisations complexes ?<br>Il ne s’agit pas d’interroger ces enjeux en négligeant ce que la position sociale de classe produit en termes de possibilités et de stratégies de négociation de la normativité médicale et de genre. D’abord, les styles de genre (masculinité ou féminité) envisagés ici à l’aune d’un processus de subjectivation des savoirs en santé ou sur le corps, sont toujours situés. C’est ce dont témoignent les travaux d’Aurélia Mardon sur les pratiques vestimentaires des jeunes filles de classe populaire, perçues à l’aune d’une hypersexualisation par les mères de classe moyenne (Mardon, 2011), ou les travaux d’Arthur Vuattoux sur les jeunes qui font face aux institutions judiciaires et dont le style de genre, plus ou moins qualifiant, intervient dans les jugements (Vuattoux, 2021), ou encore ceux de Mara Viveros Vigoya (2018) qui pense des styles de masculinités racialisés. Par ailleurs, la relation entre médecins et patients donne aussi à lire des rapports de classe dans les formes de rétention ou de mise en circulation de l’information (Fainzang, 2006) et dans les jugements exercés par les médecins sur la « valeur sociale des patients » (Paillet, 2021). Et dans le même temps, la négociation des savoirs en santé légitimes ou possédés par les médecins est traversée par des stratégies de distinction comme le montrent les travaux sur la « bonne volonté sanitaire » des classes populaires (Arborio, Lechien, 2019). Enfin, si la classe façonne les rapports aux normes de genre, cela se fait dans un contexte plus général de « conscientisation » de ces normes du fait de la diffusion des savoirs féministes (Blum et Santelli, 2023), dont on peut interroger les appropriations situées. De quelle façon et à quels niveaux la position sociale de classe médiatise-t-elle l’intériorisation, la négociation et l’hybridation des savoirs sur le corps et la santé ? Quid des positions de genre situées par la classe dans le processus de subjectivation des savoirs médicaux ?</p>



<p><strong>3/ Les supports matériels et relationnels des savoirs sur le corps et leurs effets sur les rapports de genre</strong></p>



<p>La circulation des savoirs peut être interrogée à travers ses supports. D’abord il faut relever que les savoirs en question sont parfois des savoirs pratiques liés au genre, que l’on peut envisager comme des techniques. Certaines techniques liées à la sexualité font l’objet d’un traitement normatif variable selon les contextes sociohistoriques et questionnent ainsi les enjeux de cet appel. Par exemple, si les pratiques onanistes masculines ont pu être considérées comme sources de nombreux « maux » par la médecine, tels que l’infertilité ou la féminisation (Bajeux, 2022), elles engendrent aujourd’hui de nouvelles subjectivités et sont réappropriées par exemple par le mouvement NO FAP. Ce dernier, investi entre autres par des masculinistes, prône l’arrêt de la masturbation pour protéger la virilité en augmentant le taux de testostérone (Gourrarier, Voros, Wallin, 2023). Comment les techniques incluant le corps trouvent-elles dans un contexte donné une signification sociale spécifique (Bozon, 1999) ? Comment ces techniques, envisagées comme des savoirs pratiques, circulent-elles ? Mais les techniques sont parfois des outils de mise en circulation des savoirs, outils pris dans les mutations des sociétés contemporaines (Rosa, 2012). Les travaux portant sur l’usage des NTIC dans des parcours informationnels (Afsary, 2021 ; Stassin, 2023) témoignent d’un accès facilité aux savoirs. D’autres travaux, consacrés par exemple au développement des communautés masculinistes en ligne (Gourarier, 2017), montrent comment les NTIC peuvent participer d’un mode de régulation et de production du genre, en l’occurrence des masculinités.<br>L’accès facilité aux savoirs oriente aussi les modes d’appropriation et de négociation des savoirs « psy » ou médicaux, jusqu’à la maitrise de gestes techniques, dans le cas de l’usage des hormones injectables sans ordonnance par les femmes trans’ (Raia, 2022). Comment les NTIC transforment-elles la diffusion des savoirs liés au corps et à la santé ? Comment contribuent-elles à faire évoluer la hiérarchie des savoirs ? De quelle manière impactent-elles les rapports de genre ?<br>Ensuite, lorsqu’ils sont saisis par la santé publique, il apparait que les savoirs peuvent être inscrits dans des dispositifs, c’est-à-dire dans des ensembles hétérogènes d&rsquo;éléments – discursifs, institutionnels, techniques, spatiaux – qui instituent des rapports de pouvoir (Foucault, 1977). Les travaux de Dominique Memmi (2003) et plus récemment ceux d’Aurore Koechlin (2022) témoignent de la force des dispositifs de santé pour faire circuler les savoirs, au point qu’il peut y avoir un brouillage entre savoirs experts et savoirs profanes. Ils témoignent aussi d’un mode de gouvernement des conduites par la parole qui possède des ramifications jusque dans des politiques et institutions périphériques à la santé comme celles de l’accompagnement socio-éducatif (Teillet, 2022). En prolongement de ces approches parfois décrites comme « aveugles au genre » (Mainsant, 2016), quelles conceptions du genre soutiennent ou traversent les dispositifs de santé publique ? Comment ces dispositifs participent-ils à faire se rencontrer et s’hybrider différents savoirs ? D’autres travaux se sont penchés sur les appropriations situées des savoirs diffusés dans les dispositifs de santé, notamment lorsque ces savoirs prennent la forme de techniques, et de leurs effets sur les rapports de genre. Cécile Thomé relève que le préservatif, une technique contraceptive pensée pour les hommes, peut finalement être davantage investie par les<br>femmes et contribuer à alourdir leur charge contraceptive (Thomé, 2016). Des intérêts de recherche similaires nourrissent une littérature sur les techniques à la marge de ces dispositifs en raison de leur illégitimité médicale ou de leur faible technicité perçue : la technique du retrait dans l’hétérosexualité façonne également les rapports de genre en conférant aux hommes plus de pouvoir dans la gestion du rapport sexuel et du rythme contraceptif (Fidolini, Voléry, 2022). Quels savoirs pratiques sont construits en marge des dispositifs de santé ? Quelle place leur est faite dans ces dispositifs ? Quelles formes de reproduction ou de subversion des rapports de genre sous-tendent-ils ?<br>Enfin, les propositions peuvent saisir les espaces comme des supports qui permettent aux savoirs de circuler. Ils le sont d’abord dans la tradition théorique qui saisit la classe à travers les espaces locaux (Renahy, 2010 ; Giraud, 2016) : l’appartenance à un territoire donne accès à certains réseaux à l’intérieur desquels peuvent circuler des savoirs. Ils le sont également à la plus petite échelle des scènes d’interaction. Par exemple, à l’école ou au centre de loisirs, les interactions entre adultes et enfants permettent une (re)production et une circulation de dispositions sexuellement et socialement différenciées à aimer (Ditier, 2015). A distance des institutions, c’est dans les squats que Sarah Nicaise saisit les socialisations secondaires militantes « transpédégouine » à la sexualité, rendues possibles par la constitution ou la réévaluation de certains savoirs (Nicaise, 2023). Les cercles homosociaux et la sphère conjugale semblent être, eux aussi, particulièrement propices à la transmission de savoirs impliquant le corps et la santé traversés par des rapports de genre : c’est ce dont témoignent des travaux en cours sur la circulation des savoirs en santé sexuelle et reproductive (Rzeszotko-Rutili, 2024), ainsi que les travaux sur les classes populaires rurales plus largement (Coquard, 2018 ; Amsellem-Mainguy, 2023). Quels savoirs corporels émergent et circulent dans les espaces locaux ? Et dans l’intimité amicale et conjugale ?<br>Comment ces savoirs influencent-ils les relations et modifient-ils les pratiques ? Ces réflexions invitent par ricochet à interroger la forme que prennent les savoirs : écrits, transmissions orales, incorporation inconsciente, etc. Elles peuvent aussi nous inviter à questionner nos méthodes d’enquête : analyses d’archives, analyse de documents numériques, télévisuels, utilisation du dessin en entretien (le body mapping, par exemple), etc. De quelles techniques dispose-t-on, par exemple, pour enquêter les savoirs ordinaires, informels, routinisés sur le corps et la santé ? Quelles sont les limites de ces techniques ?</p>



<p><strong>4/ Les savoirs sur le corps, le genre et la santé au prisme des temporalités</strong></p>



<p>Dans ce dernier axe, sont attendues des recherches s’intéressant à la place des temporalités dans les dispositifs de gouvernement du corps et du genre et aux façons dont ces dispositifs élaborent de nouvelles scansions temporelles (Julien, 2014 ; Diasio, Vinel, 2017 ; Voléry, Balard, 2021). Cette littérature montre que les savoirs sur le corps et la santé sont particulièrement mobilisés aux seuils du parcours biographique (puberté, ménopause, grossesse, mort, naissance, etc.). Les transitions d’âge constituent souvent des moments d’instabilité des positions sociales et des identifications, autrement dit elles peuvent entrainer d’autres déplacements, y compris dans l’ordre du genre (sur ce point, voir aussi<br>Mardon, 2011 ; Braverman, 2019) ; elles sont en conséquence des moments qui font l’objet d’un encadrement social très resserré auquel participent les savoirs. Certains savoirs viennent borner, à l’instar des techniques déployées par les pompiers dans le cas des morts « traumatiques » (Fornezzo, 2021). D’autres dictent le rythme : les travaux sur la fin de vie montrent comment certains savoirs professionnels façonnent les temps quotidiens dans le travail palliatif au grand âge (Voléry, Schrecker, 2018). D’autres encore permettent d’apporter du sens lorsque la transition est imprévue, comme dans une thèse en cours qui interroge le travail familial autour de jeunes trans’ (Boulet, 2022). Quels sont les registres de mobilisation des savoirs dans les transitions qui touchent au genre, y compris celles qui ont un caractère atypique, accidentel ou exceptionnel ? A quelles fins les savoirs sont-ils utilisés dans le cadre de ces transitions ?<br>Par ailleurs, les savoirs sur le corps et la santé participent à la fabrication et à la reproduction d’âges genrés. On peut penser ici aux travaux portant sur les pratiques de mesure de la puberté par les médecins (Piccand, 2015) qui témoignent d’une reproduction des normes genrées d’avancée en âge à la faveur des savoirs et des techniques médicales. D’autres travaux mettent plutôt l’accent sur les expériences de la santé au grand âge selon le sexe et les savoirs qui les façonnent. Par exemple, les conceptions ordinaires de la santé féminine, notamment au grand âge ont des conséquences sur le recours au soin : la santé<br>gynécologique étant rabattue sur la maternité et la capacité procréative, les femmes âgées consultent moins (Membrado, 2006). Du côté des hommes âgés, une enquête exploratoire confirme notamment le poids identitaire du travail, omniprésent dans les récits de soi. Cela les conduit à mobiliser après le passage à la retraite des lectures en termes de « deuil » ou de « culpabilité », et à s’investir dans d’autres activités, répondant au passage à l’injonction de « bien vieillir », c’est-à-dire de rester actif (Charpentier, Quiénart, 2019). Comment les savoirs liés aux âges construisent-ils des frontières de genre ? Sont-ils intériorisés ou négociés par les personnes qu’ils visent, ou celles qui les mobilisent ?</p>



<p>Enfin, la circulation des savoirs en santé est impactée par les temporalités en ce qu’elle implique parfois des transmissions intergénérationnelles. Les travaux qui ont mis la focale sur la socialisation de l’intimité corporelle à l’adolescence sont de ceux qui révèlent une abondance de transmissions dans les lignées sexuées (Mardon, 2009 ; Diasio, Vinel, 2015), de manière complémentaire aux travaux sur les socialisations familiales au sport (Mennesson, 2011). Certains travaux sur les parents de jeunes LGBT+ montrent même de quelle façon ces transmissions participent de la négociation de rapports d’âge (Masclet, 2023).<br>On peut penser aussi aux recherches sur les socialisations impliquant les grands-parents, plus à distance des enjeux de santé. Ces socialisations, dans lesquelles les grands-mères semblent plus engagées, sont particulièrement souples et électives du fait de la place secondaire qui leur est faite par les parents (Le Borgne-Ugen, 2003). Au-delà des transmissions directes, il ne faut pas négliger que chaque génération peut se faire le relai de savoirs transmis par la génération précédente, et que les savoirs des ainés circulent à une multitude de niveaux et dans une multitude de sens (Chanez et al., 2009). Certains travaux<br>qui saisissent d’autres espaces que l’espace familial témoignent aussi de formes d’étanchéité entre savoirs générationnels : dans certains espaces féministes les approches queer associées à la jeune génération ont semblé concurrencer et succéder aux approches matérialistes, mais une analyse plus fine révèle des formes situées de socialisations ascendantes et d’hybridation (Fourment, 2017). Comment la génération façonne-elle la circulation des savoirs ? Dans quelle mesure ces savoirs peuvent-ils circuler entre les lignées sexuées ? Comment la génération peut-elle générer une distance sociale qui freine ces transmissions ?</p>



<p><strong>Informations pratiques</strong><br>L’évènement se tiendra à Nancy les 13 et 14 octobre 2025 à la Maison de la Recherche, 23/25 rue Baron Louis. Il sera suivi d’un nouvel appel en vue d’une publication (numéro de revue ou ouvrage collectif) destinée à valoriser les échanges qui s’y seront tenus.<br>Ce colloque est organisé à l’initiative des doctorant·es du laboratoire TETRAS (Sociologie des Territoires, du Travail, des Âges et de la Santé). Avec une prévalence du regard sociologique, il entend prolonger des réflexions esquissées lors du séminaire itinérant du RJCSS (Réseau Jeunes Chercheur·euses Santé et Société) et encourager la décentralisation des échanges scientifiques chère au réseau. Il s’adresse aux jeunes chercheur·euses ainsi qu’aux chercheur·euses titulaires en sciences sociales (notamment sociologie, anthropologie, histoire et philosophie) désireux·ses d’interroger leurs terrains à partir des questions développées dans cet appel.<br>Porté par le laboratoire TETRAS, ce colloque alimente des échanges entre les laboratoires du pôle CLCS, à travers l’inclusion dans le Comité Scientifique de chercheur·euses des Archives Henri Poincaré (UMR, Philosophie et Histoire) et du CREM (UMR, Sciences du Langage et Sciences de l’Information et de la Communication). A l’échelle locale, cette initiative est soutenue par le pôle SJPEG, qui met à disposition certains de ses locaux. A l’échelle nationale, elle est soutenue par le GIS (Groupement d’Intérêt Scientifique) Institut du Genre, l&rsquo;AFS (Association Française de Sociologie) et le RJCSS. Enfin, l’événement est soutenu par certains acteurs locaux en santé à l’instar de Promotion Santé Grand-Est.</p>



<p><strong>Modalités de soumission des propositions</strong><br>Les propositions de communication prendront la forme d’un résumé de 3000 à 4000 signes (espaces compris) maximum, hors bibliographie. Elles sont à envoyer à l’adresse suivante : savoirsgenresante@gmail.com <strong>avant le 28 avril 2025</strong>. Merci d’y faire figurer le titre de la communication, l’axe ou les axes dans lesquels elle pourrait s’inscrire, ainsi que votre nom, prénom, statut, rattachement institutionnel et adresse e-mail.<br>Les communiquant·es retenu·es s’engagent à produire un plan détaillé ou un script de la communication destiné à faciliter le travail des animateur·ices des sessions. Ce document ne devra pas excéder 40 000 signes (espaces compris) hors bibliographie et devra nous parvenir au plus tard le 14 septembre 2025.<br>Il ne sera pas possible de communiquer ni de figurer dans le programme sans s’être inscrit·e et sans s’être acquitté·e des frais d’inscription fixés à 60€ HT (soit 66€ TTC) pour les personnes titulaires (enseignant·e·s-chercheur·e·s, chercheur·e·s, autres salarié·e·s titulaires, etc.) et à 30€ HT (soit 33€ TTC) pour les personnes non titulaires (doctorant·e·s, ATER, vacataires, chômeurs et chômeuses, etc.). Ces frais couvriront une partie des dépenses liées à l’organisation du colloque, dont les frais de restauration des repas de midi.</p>



<p><strong>Calendrier</strong><br>Limite de dépôt des résumés : 28 avril 2025<br>Réponse du Comité Scientifique : 26 mai 2025<br>Limite de règlement des frais d’inscription : 14 septembre 2025<br>Limite d’envoi des communications : 14 septembre 2025<br>Colloque scientifique : 13 et 14 octobre 2025</p>



<p><strong>Comité d’organisation</strong><br>Boulet Arthur (Doctorant en Sociologie, TETRAS)<br>Rutili-Rzeszotko Marylou (Doctorante en Sociologie, TETRAS)<br>Barroyer Marie (Doctorante en Sociologie, TETRAS)<br>Bermaky Salma (Doctorante en Sociologie, TETRAS)<br>Laurain Chrystelle (Gestionnaire administrative et financière, TETRAS)<br>Vathelet Virginie (Chargée de valorisation de la recherche, TETRAS)</p>



<p><br><strong>Comité scientifique<br></strong>Balard Frédéric (MCF en Sociologie, TETRAS)<br>Bois Géraldine (MCF en Sociologie, TETRAS)<br>Braverman Louis (MCF en Sociologie, LABERS)<br>Crignon Claire (PU en Philosophie, AHP)<br>Diasio Nicoletta (PU en Sociologie et Anthropologie, LinCS)<br>Fidolini Vulca (MCF en Sociologie, TETRAS)<br>Greco Luca (PU en Sciences du Langage, CREM)<br>Hanafi Nahema (MCF en Histoire,TEMOS)<br>Julien Marie-Pierre (MCF en Anthropologie, TETRAS)<br>Koechlin Aurore (MCF en Sociologie, CETCOPRA)<br>Mainsant Gwenaelle (Chargée de recherche CNRS, IRISSO)<br>Mardon Aurelia (MCF HDR en Sociologie, CLERSÉ)<br>Nicaise Sarah (docteure en Sociologie, CRESCO)<br>Paillet Anne (PU en Sociologie, CESSP)<br>Ruault Lucile (Chargée de recherche CNRS, CERMES3)<br>Schlagdenhauffen Régis (MCF HDR en Sociologie, IRIS)<br>Stassin Berangère (MCF en SIC, CREM)<br>Tcholakova Albena (MCF en Sociologie, TETRAS)<br>Thomé Cécile (Chargée de recherche CNRS, CMH)<br>Vinel Virginie (PU en Sociologie et Anthropologie, LASA)<br>Voléry Ingrid (PU en Sociologie, TETRAS)<br>Vuattoux Arthur (MCF en Sociologie, IRIS)</p>



<p><strong>Bibliographie</strong><br>Afsary, A. (2021). De la contraception hormonale à la contraception « naturelle » : postféminisme et transformation du rapport à soi. In I. Voléry &amp; F. Balard (Eds.), La médicalisation des âges en France (pp. 25-43). Presses Universitaires de Nancy.<br>Amsellem-Mainguy, Y. (2023). Les filles du coin. Presses de Sciences Po.<br>Arborio, A., &amp; Lechien, M. (2019). La bonne volonté sanitaire des classes populaires : Les ménages employés et ouvriers stables face aux médecins et aux normes de santé. Sociologie, 10(1), 91-110. https://shs.cairn.info/revue-sociologie-2019-1-page-91?lang=fr<br>Armangau, Y., &amp; Figeac, J. (2023). Les formes de la solidarité sociale dans les groupes Facebook trans. Réseaux, 242(6), 205-238. https://doi.org/10.3917/res.242.0205<br>Bajeux, C. (2022). Quelle andrologie ? Histoire des savoirs et des pratiques médicales du masculin en France et Suisse romande (années 1890-1970) [Thèse de doctorat, Université de Genève].<br>Beaubatie, E. (2016). Psychiatres normatifs vs. trans&rsquo; subversifs ? Controverse autour des parcours de changement de sexe. Raisons politiques, 62(2), 131-142. https://doi.org/10.3917/rai.062.0131<br>Beaucourt M., Laiacona, E., &amp; Mégret, E. (2024). Corps et techniques : du visible à l’invisible. Revue des sciences sociales. https://journals.openedition.org/teth/4856<br>Bichet, L. (2020). La place des dispositifs médicaux dans le réagencement des relations familiales et la constitution d’une communauté de pratique. Revue internationale de l&rsquo;éducation familiale, 48(2), 47-64. https://doi.org/10.3917/rief.048.0047<br>Blum, B., &amp; Santelli, E. (2023). Questionner l’influence des idées féministes sur la sexualité masculine hétérosexuelle : vers l’émergence d’un nouveau modèle de masculinité ? 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La transmission des valeurs d’engagement des aînées militantes à leurs descendants : une étude de cas de deux lignées familiales. In A. Quéniart &amp; R. Hurtubise (Eds.), L&rsquo;intergénérationnel : Regards pluridisciplinaires (pp.195-216). Presses de l’EHESP.<br>Chaperon, S., &amp; Hanafi, N. (2013). Médecine et sexualité, aperçus sur une rencontre historiographique (Recherches francophones, époques moderne et contemporaine). Clio. Femmes, Genre, Histoire, 37, 123-142. https://doi.org/10.4000/clio.11030<br>Charlap, C. (2014). Comment on devient ménopausé : de la ménopause sociale à la ménopause physiologique, un parcours d’apprentissage. Corps, 12(1), 221-229. https://doi.org/10.3917/corp1.012.0221<br>Charpentier, M., Quéniart, A., &amp; Glendenning, J. (2019). Vieillir au masculin : Entre déprise et emprise des normes de genre. In A. Meidani &amp; S. Cavalli (Eds.), Figures du vieillir et formes de déprise (pp. 305-325). 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<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/appel-a-communication-final-corrige.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué appel-a-communication-final-corrige."></object><a id="wp-block-file--media-0387495f-ff1e-4299-a484-12f7cd14d53b" href="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/appel-a-communication-final-corrige.pdf">appel-a-communication-final-corrige</a><a href="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/appel-a-communication-final-corrige.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-0387495f-ff1e-4299-a484-12f7cd14d53b">Télécharger</a></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Les institutions sportives et les pratiques minoritaires (1920-2020)</title>
		<link>https://3slf.fr/2025/04/23/les-institutions-sportives-et-les-pratiques-minoritaires-1920-2020/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sandrine Knobé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 09:15:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[appel a contribution]]></category>
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					<description><![CDATA[Pau, 20-21 novembre 2025 Appel à communication Les laboratoires MEPS et ITEM (Université de Pau et des pays de l’Adour) ont lancé une initiative commune de recherche portant sur les « Sports et pratiques physiques en contextes minoritaires. XIXe-XXIe» : elle vise à susciter une nouvelle ou contre-histoire du sport, dégagée des récits dominants (sports &#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Pau, 20-21 novembre 2025</strong></p>



<p><strong>Appel à communication </strong></p>



<p>Les laboratoires MEPS et ITEM (Université de Pau et des pays de l’Adour) ont lancé une initiative commune de recherche portant sur les « Sports et pratiques physiques en contextes minoritaires. XIXe-XXIe» : elle vise à susciter une nouvelle ou contre-histoire du sport, dégagée des récits dominants (sports de masse, compétitions majeures, etc.) et restituant la mosaïque des pratiques minoritaires qui, combinées, forment en réalité l’essentiel de l’expérience sportive ou quasi sportive au XXe siècle et début du XXIe : pratiques au développement faible, sports à petit capital symbolique et économique, groupes de pratiquants minoritaires et/ou discriminés ou encore clubs portant des revendications politiques minoritaires. Ainsi il s’agit de comprendre comment s’est exercée, déplacée et déjouée la domination en contexte sportif.<br>La manifestation des 20 et 21 novembre vise à rassembler des chercheur·ses en sciences humaines et sociales, travaillant à l’échelle européenne. La thématique retenue, autour du processus d’institutionnalisation et des fédérations sportives, associera à la manifestation des acteurs du monde fédéral. Le prisme de l’institutionnalisation autour de réflexions collectives permet au-delà des différentes approches, théories et modèles, de rendre compte de la singularité et de la dynamique du champ sportif et des pratiques physiques en général.<br>Inspirée par les travaux de sociologie classique, l’institutionnalisation constitue une question centrale des travaux portant sur l’histoire des sports et des pratiques physiques. La montée en puissance des fédérations dans les premières décennies du XXe siècle, combinée à l’apparition des premières politiques publiques dans l’entre-deux-guerres, ont permis au sport de devenir l’une des manifestations les plus éclatantes de la culture de masse, à travers son spectacle et sa pratique.<br>La démocratisation du sport contribue et contraint les organisations sportives à définir et entretenir des relations contractualisées avec les autres puissances sociales comme autant « d’optimisation du politique » (Callède, 1998) précisément par investissement organisationnel et reconnaissance publique. La construction des identités nationales à travers le sport a également contribué à la valorisation de certaines pratiques au détriment d’autres formes d’expression physique, perçues comme moins conformes aux idéaux dominants. Si l’institutionnalisation du sport s’est accompagnée d’une forte politisation, avec l’émergence de programmes publics visant à encadrer et promouvoir certaines disciplines, elle en a également marginalisée d’autres (Rigauer, 1981).<br>Mais l’institutionnalisation, si elle est un processus général, a aussi créé des situations, sinon de monopole, du moins de domination. Le système sportif hérité des années 1930, dominé par quelques sports (Markovits 2001) a peu bougé à son sommet. Pourtant, la massification des pratiques qui étend le phénomène est marquée par une explosion des formes, qui pour certaines mettent à mal dans leurs objectifs et valeurs les modèles hérités du XIXe siècle (Loret, 1995).<br>L’institutionnalisation répond donc à deux grandes logiques : celle de la mondialisation (culture médiatisée) et celle de la diversification des affirmations identitaires. S’agissant de ce deuxième volet, l’individualisation et l’affirmation de l’individu en tant que sujet actif et responsable de son devenir remet fortement en cause la légitimité des institutions officielles, celles-ci représentant désormais de moins en moins la (totalité) réalité sociale du sport. Ainsi, si l’institution sportive est bien l’enfant de la modernité, l’avènement d’un sport dans un contexte d’hyper- ou de postmodernité se voit marqué par l’affirmation et l’autonomisation d’une pluralité de communautés sportives en quête de reconnaissance et d’existence pérenne dans lesquelles la pluralité des représentations des acteurs donnent une variété de sens et de direction au sein même du déploiement du processus d&rsquo;institutionnalisation (K. Weick, 1969).<br>Enfin, l’institutionnalisation ne se limite pas à la structuration administrative et réglementaire des pratiques physiques, elle engage également une dynamique d’uniformisation et de rationalisation des corps et des techniques (Elias, Dunning, 1986). Par le biais de la codification, de la spécialisation et de la standardisation, les pratiques sportives ont été progressivement soumises à des critères de performance et de mesure, écartant des formes traditionnelles ou ludiques de pratiques. Ce processus a consolidé l’autorité des fédérations internationales et renforcé la légitimité des grandes compétitions, en les érigeant comme des références incontournables (Bourdieu, 1984).<br>Ainsi, la journée d’étude veut questionner une situation paradoxale : les dix « grands sports » (football, tennis, équitation, basket-ball, judo, handball, golf, natation, rugby, athlétisme), cumulent les effectifs les plus massifs et écrasent en termes de représentations médiatique en ne comptant que la moitié des licencié·es en France. L’expérience majoritaire de la pratique sportive ou physique institutionnalisée se situe donc ailleurs. Ce sont pourtant les « grands sports » et les compétitions majeures qui les mettent en valeur, championnats du monde et jeux olympiques, qui ont été les principaux sujets des études en sciences humaines et sociales.<br>En mettant l’accent sur les institutions sportives, cet événement scientifique permettra de comprendre les stratégies de reconnaissance, de questionner la singularité des dynamiques minoritaires et de mettre en valeur l’agentivité d’acteur·ices minoré·es par l’histoire du sport. Par ailleurs, les approches historiennes, sociologiques et anthropologiques favoriseront l’examen des significations culturelles, politiques des pratiques sportives minoritaires en interrogeant leurs stratégies de conformité tout en gardant une spécificité identitaire (Bromberger, 1995).</p>



<p>Les communications peuvent s’inscrire dans les thèmes suivants :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Nouveaux cadres conceptuels pour penser l’histoire du sport et des cultures physiques</li>



<li>Histoire des fédérations sportives “invisibles” ou “sans histoire” et des institutionnalisations “ratées”</li>



<li>Jeux, sports et danses: entre stratégies identitaires locales et institutionnalisations sportives</li>



<li>Cartographie des jeux et sports minoritaires</li>
</ol>



<p>Date limite de soumission de vos propositions de communications : <strong>1er juillet 2025</strong></p>



<p><br><strong>Contact</strong> : Loïc de la Croix loic.de-la-croix@univ-pau.fr<br>Loïc Artiaga loic.artiaga@univ-pau.fr<br></p>



<p><strong>Comité scientifique</strong> :<br>Loïc Artiaga<br>Loïc de la Croix<br>Manon Jalabert<br>Mathilde Lamothe<br>Laetitia Nadaud<br>Julie Pincot</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>22ÈMES CARREFOURS D’HISTOIRE DU SPORT</title>
		<link>https://3slf.fr/2025/04/10/22emes-carrefours-dhistoire-du-sport/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sandrine Knobé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 06:29:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[appel a contribution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://3slf.fr/?p=2692</guid>

					<description><![CDATA[LE SPORT, UNE RELIGION MODERNE ? LES RELIGIONS ET LE SPORT 18-20 novembre 2026 à Angers Appel à communications Dans son ouvrage posthume majeur, Apologie pour l’histoire ou Métier d’historien (1949), Marc Bloch soulignait que « l’histoire est une science qui a besoin de temps : le temps de la recherche, le temps de la &#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>LE SPORT, UNE RELIGION MODERNE ? LES RELIGIONS ET LE SPORT</strong></p>



<p>18-20 novembre 2026 à Angers</p>



<p><strong>Appel à communications</strong></p>



<p>Dans son ouvrage posthume majeur, Apologie pour l’histoire ou Métier d’historien (1949), Marc Bloch soulignait que « l’histoire est une science qui a besoin de temps : le temps de la recherche, le temps de la réflexion, le temps de l’écriture ». Cette observation résonne particulièrement à notre époque, où la pression exercée sur les chercheurs pour rendre compte de leurs travaux est omniprésente, comme en témoignent les appels à communication pour des colloques scientifiques, souvent diffusés quelques semaines seulement avant l’événement.<br>Conscients de cette contrainte et soucieux de répondre aux besoins exprimés par nos collègues, nous avons fait le choix, pour l’organisation des 22èmes Carrefours d’histoire du sport, de prendre le contre-pied de cette tendance. Afin de favoriser une réflexion et une recherche approfondies, cet appel à communication est diffusé plus d’un an et demi avant la tenue de l’événement. Nous souhaitons ainsi offrir aux enseignants-chercheurs, doctorants et étudiants le temps nécessaire pour mener à bien leurs travaux et contribuer de manière significative à nos échanges.</p>



<p><strong>Projet scientifique</strong><br>« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique “honorait les dieux”. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. J’estime donc avoir eu raison de restaurer dès le principe, autour de l’olympisme rénové, un sentiment religieux transformé et agrandi par l’Internationalisme et la Démocratie qui distinguent les temps actuels, mais le même pourtant qui conduisait les jeunes Hellènes ambitieux du triomphe de leurs muscles au pied des autels de Zeus<sup data-fn="b0ca2cd2-d2f8-43b3-9d5b-142964a2852c" class="fn"><a href="#b0ca2cd2-d2f8-43b3-9d5b-142964a2852c" id="b0ca2cd2-d2f8-43b3-9d5b-142964a2852c-link">1</a></sup> ».<br>En rénovant les Jeux olympiques tout en créant le concept d’olympisme, Pierre de Coubertin envisage le sport comme une religion moderne à travers l’exaltation de valeurs, la création de communautés, le culte des héros et des mises en scène spectaculaires. Il promeut la défense de valeurs morales et religieuses fondées sur l’élitisme et l’humanisme, tout en tissant un lien entre les Jeux olympiques modernes et les multiples jeux antiques (jeux d’Olympie, jeux pythiques, jeux de Némée, jeux isthmiques, jeux d’Athènes), dont les pratiques étaient alors intégrées à la vie religieuse hellénique.<br>L’héritage de cette vision sacralisée du sport imprègne les sociétés modernes. Dans son ouvrage de référence sur la nature des sports modernes, Allen Guttmann affirme que si que le sport s’est progressivement sécularisé, rompant avec des origines religieuses pour devenir une activité autonome, bureaucratisée et rationalisée, il conserve aussi certains traits empruntés aux pratiques religieuses (passion, rituels, mythes…)<sup data-fn="93bdc54e-813e-4c93-a7f4-5e70358cf6b4" class="fn"><a href="#93bdc54e-813e-4c93-a7f4-5e70358cf6b4" id="93bdc54e-813e-4c93-a7f4-5e70358cf6b4-link">2</a></sup>.<br>Cette double-dynamique, entre sécularisation et persistance de traits religieux, invite à interroger plus largement le rapport entre sport(s) et religion(s). D’un côté, le sport véritable « religion moderne », offre en lui-même un cadre symbolique et des rituels qui structurent la vie collective. D’un autre côté, les différentes religions établies n’ont cessé de dialoguer, d’adopter ou de résister aux valeurs sportives, donnant lieu à des débats et prises de position parfois passionnés. L’actualité récente met en évidence ces enjeux. Le colloque organisé par le Vatican en mai 2024 sur la « synodalité sportive » avant les Jeux olympiques de Paris<sup data-fn="52838f24-a741-4fdb-9891-d275a7080e7e" class="fn"><a href="#52838f24-a741-4fdb-9891-d275a7080e7e" id="52838f24-a741-4fdb-9891-d275a7080e7e-link">3</a></sup>, ou encore les débats autour de la place des symboles religieux dans les événements sportifs<sup data-fn="43c4e618-d524-4693-ae80-8cde98fe73f3" class="fn"><a href="#43c4e618-d524-4693-ae80-8cde98fe73f3" id="43c4e618-d524-4693-ae80-8cde98fe73f3-link">4</a></sup>, soulignent la nécessité d’approfondir et d’historiciser ces questions.<br>Ce colloque vise à explorer la richesse des interactions entre sport et religion, à travers deux axes de réflexion.</p>



<p><strong>Axe 1 : Le sport, une religion moderne</strong><br>Ce premier axe interroge les parallèles et les continuités entre le sport et la religion en tant que phénomènes sociaux et culturels. Le sport est en effet souvent assimilé à une nouvelle religion ou à une « religion laïque » dans un monde contemporain marqué à la fois par le déclin des pratiques religieuses dans certains pays (en Europe notamment) et par des conflits religieux majeurs. L’analogie entre l’olympisme, le sport et la religion a, certes, déjà fait l’objet de multiples publications<sup data-fn="753f0b18-e3ae-4536-8227-f33075d5358e" class="fn"><a href="#753f0b18-e3ae-4536-8227-f33075d5358e" id="753f0b18-e3ae-4536-8227-f33075d5358e-link">5</a></sup>, mais les recherches récentes montrent toute la vitalité de cette thématique et l’intérêt de poursuivre ces travaux<sup data-fn="e7aba3ed-7f1a-48ab-82b5-e79b7b426b37" class="fn"><a href="#e7aba3ed-7f1a-48ab-82b5-e79b7b426b37" id="e7aba3ed-7f1a-48ab-82b5-e79b7b426b37-link">6</a></sup>.<br>Les contributions s’attacheront à explorer les thèmes suivants :<br>• Le sport, une religion du progrès : Comment Pierre de Coubertin et d’autres penseurs ont-ils conçu le sport comme un vecteur de transformation sociale, éthique et morale ?<br>• Le sport, espace de lien social : les événements sportifs peuvent-ils être analysés comme des rituels communautaires, créant à la fois de la communion et du communautarisme ?<br>• Les héros sportifs et les spectacles sportifs : Quelles sont les similitudes entre le culte des héros sportifs modernes et les figures divines des religions ? Comment les grands spectacles sportifs structurent-ils des célébrations collectives ?<br>• Rôle des médias : Comment les médias ont-ils participé à la construction d’une religion du sport ?<br>• Un nouvel opium du peuple ? Dans quelle mesure les thèses critiques, comme celles de Jean-Marie Brohm, permettent-elles d’analyser le sport comme un dispositif de contrôle social et d’évasion ?</p>



<p><br><strong>Axe 2 : Les religions et le sport</strong><br>Ce second axe s’intéresse aux relations que les religions ont entretenu avec le sport depuis la fin du XIXème siècle. Si le sport est souvent perçu comme laïque, son émergence a été influencée par des modèles éducatifs et des valeurs propres à certaines traditions religieuses. Cette thématique était, en partie, l’objet des 10èmes Carrefours d’Histoire du sport qui ont eu lieu à l’ILEPS de Cergy-Pontoise en novembre 2002 sous le titre « Sports, éducation physique et mouvements affinitaires au XXème siècle » ; et la publication des actes a permis d’approfondir les connaissances sur les mouvements protestants ou catholiques<sup data-fn="9a8773d8-a52d-4f12-aa07-fdc715d08951" class="fn"><a href="#9a8773d8-a52d-4f12-aa07-fdc715d08951" id="9a8773d8-a52d-4f12-aa07-fdc715d08951-link">7</a></sup>. D’autres travaux ont été menés sur les mouvements sportifs chrétiens et juifs<sup data-fn="dcf838cb-210a-4272-9e3e-232ddd440452" class="fn"><a href="#dcf838cb-210a-4272-9e3e-232ddd440452" id="dcf838cb-210a-4272-9e3e-232ddd440452-link">8</a></sup>, tandis que les études manquent sur les relations entre le sport et l’Islam, l’Hindouisme ou le Bouddhisme.<br>Les 22èmes Carrefours d’histoire du sport ont pour ambition d’approfondir ces recherches et les communications pourront porter sur les thèmes suivants :<br>• Modèles éducatifs et valeurs religieuses : Comment les différentes confessions (catholique, protestante, juive, musulmane, hindoue, etc.) ont-elles adopté ou adapté les pratiques sportives pour transmettre leurs propres valeurs ?<br>• Manifestations religieuses dans l’arène sportive : Quelle est la place des symboles, rituels ou pratiques religieuses dans les événements sportifs internationaux ?<br>• Champions sportifs et religion : En quoi la religion influence-t-elle les carrières et les pratiques des sportifs de haut niveau ? Quels rôles jouent les rituels personnels et collectifs ?<br>• Conflits religieux dans le sport : Comment les tensions entre différentes confessions s’expriment-elles dans les pratiques sportives ? Quels sont les enjeux géopolitiques et culturels associés ?<br>• Femmes, religions et pratiques sportives : Quelles contraintes ou opportunités les traditions religieuses offrent-elles aux sportives dans différents contextes ?</p>



<p><strong>Propositions de communications</strong><br>Les propositions de communication (500 mots environ) doivent être envoyées par courrier électronique aux organisateurs avant le <strong>30 avril 2026</strong>. Les résumés doivent préciser l’axe retenu, les sources utilisées, la problématique et les principaux résultats. Les références bibliographiques seront limitées à cinq et placées en notes de bas de page. Une présentation succincte de l’auteur·rice doit apparaitre en amont du résumé.<br>Étienne Pénard (<a href="mailto:epenard@uco.fr">epenard@uco.fr</a>) et Doriane Gomet (<a href="mailto:dgomet@uco.fr">dgomet@uco.fr</a>)<br>APCoSS UCO-IFEPSA<br>49 Rue des Perrins, 49130 Les Ponts-de-Cé, France</p>



<p><br><strong>Conditions d’accueil</strong><br>Les Carrefours d’histoire du sport se tiendront à l’UCO-IFEPSA à Angers – Les-Ponts-de-Cé. L’Institut est accessible en transports en commun (gare d’Angers, bus). Les communications auront lieu dans les amphithéâtres de l’institut.<br>Sous réserve de l’acceptation des participant·e·s, les journées seront filmées. Les vidéos seront disponibles sur le site de l’IFEPSA.</p>



<p><br><strong>Valorisation scientifique</strong><br>Ce colloque donnera lieu à une publication scientifique à paraître soit dans une revue francophone soit sous forme d’ouvrage collectif.</p>



<p><br><strong>Comité d’organisation</strong><br>Christophe Angot, Maître de conférences, UCO-IFEPSA<br>Doriane Gomet, Maîtresse de conférences, UCO-IFEPSA, Université de Rennes 2<br>Bénédicte Noury, Professeure des universités, UCO-IFEPSA<br>Étienne Pénard, Maître de conférences, UCO-IFEPSA, Université de Rennes 2<br>Arnaud Sébileau, Maître de conférences-HDR, UCO-IFEPSA</p>



<p><br><strong>Comité scientifique</strong><br>Michaël Attali, Professeur des universités, Université de Rennes 2<br>Thomas Bauer, Professeur des universités, Université de Limoges<br>Natalia Bazoge, Maîtresse de conférences, Université Grenoble Alpes<br>Lise Cardin, Maîtresse de conférences, Université de Strasbourg<br>Olivier Chovaux, Professeur des universités, Université d’Artois<br>Yohann Fortune, Maître de conférences HDR, Université de Rennes 2<br>Doriane Gomet, Maîtresse de conférences, UCO-IFEPSA<br>Laurence Munoz, Maîtresse de conférences, Université du littoral Côte d’Opale<br>Lionel Pabion, Maître de conférences, Université de Rennes 2<br>Étienne Pénard, Maître de conférences, UCO-IFEPSA<br>Jean-Nicolas Renaud, Maître de conférences-HDR, ENS Rennes<br>Jean Saint-Martin, Professeur des universités, Université de Strasbourg</p>



<p></p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="b0ca2cd2-d2f8-43b3-9d5b-142964a2852c">Pierre de Coubertin, Les Assises philosophique de l’Olympisme moderne, Message radiodiffusé de Berlin le 4 août 1935. <a href="#b0ca2cd2-d2f8-43b3-9d5b-142964a2852c-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="93bdc54e-813e-4c93-a7f4-5e70358cf6b4">Allen Guttmann, Du rituel au record : la nature des sports modernes, Thierry Terret (trad.), [1ère éd. : 1978], Paris, L’Harmattan, 2006. <a href="#93bdc54e-813e-4c93-a7f4-5e70358cf6b4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="52838f24-a741-4fdb-9891-d275a7080e7e"><a href="https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-05/un-exercice-de-synodalite-sportive-un-colloque-l-eglise-sport.html">https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2024-05/un-exercice-de-synodalite-sportive-un-colloque-l-eglise-sport.html</a> <a href="#52838f24-a741-4fdb-9891-d275a7080e7e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="43c4e618-d524-4693-ae80-8cde98fe73f3">Le gouvernement français a par exemple publié en mai 2019 un guide Laïcité et fait religieux dans le champ du sport : mieux vivre ensemble . <a href="#43c4e618-d524-4693-ae80-8cde98fe73f3-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="753f0b18-e3ae-4536-8227-f33075d5358e">Jean Saint-Martin, « La naissance du sport ou le ramasse-mythes des temps modernes (1888-2000) », dans Michaël Attali, Le sport et ses valeurs, Paris, La Dispute, 2004, p. 19-65. <a href="#753f0b18-e3ae-4536-8227-f33075d5358e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="e7aba3ed-7f1a-48ab-82b5-e79b7b426b37">Jean-Marie Brohm, « La religion athlétique de Coubertin, admirateur de l’olympisme nazi », Pouvoirs, vol. 189, no 2, 2024, p. 61-71 ; Paul Dietschy (dir.), « Les religions du football », numéro spécial de la revue Football(s), Histoire, culture, économie, société, 2024. <a href="#e7aba3ed-7f1a-48ab-82b5-e79b7b426b37-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="9a8773d8-a52d-4f12-aa07-fdc715d08951">Laurence Munoz, « La fédération des patronages : lien institutionnel entre le sport et le catholicisme en France (1898-2000) », dans Pierre-Alban Lebecq, Sport, éducation physique et mouvements affinitaires au XXe siècle. Tome 2 : valeurs affinitaires et sociabilité, Paris, L’Harmattan, 2004, p. 49-61 ; Thierry Terret, « Le rôle des Young Men’s Christian Associations (YMCA) dans la diffusion du sport en France pendant la Première Guerre mondiale », dans Pierre-Alban Lebecq, Sport, éducation physique et mouvements affinitaires au XXe siècle. Tome 1 : Les pratiques affinitaires, Paris, L’Harmattan, 2004, p. 27-56. <a href="#9a8773d8-a52d-4f12-aa07-fdc715d08951-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="dcf838cb-210a-4272-9e3e-232ddd440452">Danielle Delmaire, « Les mouvements de jeunesse juifs en France, 1919-1939 », dans Gérard Cholvy, Mouvements de jeunesse chrétiens et juifs : sociabilité juvénile dans un cadre européen, 1799-1968, Paris, Cerf, 1985, p. 313-330 ; Étienne Pénard, Doriane Gomet et Michaël Attali, « Les activités physiques et sportives dans les institutions juives françaises durant l’Entre-deux-guerres (1918–1939) : un éclectisme de pratiques et d’objectifs », Sport History Review, vol. 52, no 1, 2021, p. 90-108. <a href="#dcf838cb-210a-4272-9e3e-232ddd440452-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/AAC-Carrefours-dhistoire-du-sport-2026.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué AAC - Carrefours d&#039;histoire du sport 2026."></object><a id="wp-block-file--media-ffad7c39-c063-4a47-a4b9-22f916e6354f" href="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/AAC-Carrefours-dhistoire-du-sport-2026.pdf">AAC &#8211; Carrefours d&rsquo;histoire du sport 2026</a><a href="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/AAC-Carrefours-dhistoire-du-sport-2026.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-ffad7c39-c063-4a47-a4b9-22f916e6354f">Télécharger</a></div>
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		<item>
		<title>Le tennis en France. Cent cinquante ans d&#8217;histoire</title>
		<link>https://3slf.fr/2025/04/07/le-tennis-en-france-cent-cinquante-ans-dhistoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sandrine Knobé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 08:26:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[avis de parution]]></category>
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					<description><![CDATA[Sous la direction de Patrick Clastres, Emmanuel Baye et Lionel Crognier Importé à Dinard en 1875 et joué par les élites de la Belle Époque, le tennis est devenu une passion nationale dès les années 1920. La presse, la radio, et les actualités cinématographiques magnifient les exploits de la diva Suzanne Lenglen et des Mousquetaires. &#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Sous la direction de Patrick Clastres, Emmanuel Baye et Lionel Crognier</p>



<p><em>Importé à Dinard en 1875 et joué par les élites de la Belle Époque, le</em> <em>tennis est devenu une passion nationale dès les années 1920. La presse,</em> <em>la radio, et les actualités cinématographiques magnifient les exploits de la</em> <em>diva Suzanne Lenglen et des Mousquetaires. Au cours des années 1950</em> <em>et 1960, le tennis français semble s’endormir mais déjà de nouveaux clubs</em> <em>apparaissent. La conversion des classes moyennes à la pratique du tennis</em> <em>s’accélère ensuite pour trouver son apogée avec la victoire de Yannick</em> <em>Noah à Roland-Garros en 1983, et de la France en coupe Davis de 1991.</em> <em>L’une des premières fédérations sportives à devenir indépendante en 1920,</em> <em>celle de lawntennis s’est longtemps contentée de légiférer et d’organiser</em> <em>les compétitions au niveau régional et national. Mais, avec la fin du faux</em> <em>amateurisme et le passage à l’ère Open en 1968, la Fédération française</em> <em>de tennis a créé un modèle unique de développement de son sport en</em> <em>puisant dans les bénéfices engendrés par le tournoi de Roland-Garros dont</em> <em>elle est propriétaire. Clubs plus que centenaires, vieilles revues de tennis et</em> <em>bulletins fédéraux, pédagogie des maîtres-professeurs d’autrefois et des</em> <em>entraîneurs d’aujourd’hui, politiques fédérales, trajectoires de ses quatorze</em> <em>présidents, patrimoine et sponsors, échanges au-delà des frontières, voici</em> <em>une invitation à revisiter 150 ans d’histoire de France raquette en mains.</em></p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/Tennis_France_flyer.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué Tennis_France_flyer."></object><a id="wp-block-file--media-6ba331b0-f0a8-4733-9cb1-92d12977df50" href="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/Tennis_France_flyer.pdf">Tennis_France_flyer</a><a href="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/Tennis_France_flyer.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-6ba331b0-f0a8-4733-9cb1-92d12977df50">Télécharger</a></div>
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		<item>
		<title>Récits de soi et fabrique de l’enseignant-chercheur en sciences humaines et sociales </title>
		<link>https://3slf.fr/2025/04/07/recits-de-soi-et-fabrique-de-lenseignant-chercheur-en-sciences-humaines-et-sociales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sandrine Knobé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 08:20:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[appel a contribution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://3slf.fr/?p=2682</guid>

					<description><![CDATA[Appel à contributions Argumentaire  Le numéro proposé souhaite éclairer l’utilité et les formes prises par les autobiographies intellectuelles en sciences humaines et sociales ainsi que la manière dont les chercheurs se sont accaparés le genre. Les articles devront questionner la place prise par ces auto-analyses dans la (les) discipline(s) étudiée(s) autant que les conditions sociales &#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Appel à contributions</strong></p>



<p><strong>Argumentaire </strong></p>



<p>Le numéro proposé souhaite éclairer l’utilité et les formes prises par les autobiographies intellectuelles en sciences humaines et sociales ainsi que la manière dont les chercheurs se sont accaparés le genre. Les articles devront questionner la place prise par ces auto-analyses dans la (les) discipline(s) étudiée(s) autant que les conditions sociales et institutionnelles favorisant le développement et/ou les réticences à produire l’ego-histoire. Comment les enseignants-chercheurs<sup data-fn="7752a467-3a4e-44f0-8c1f-427372d06d60" class="fn"><a href="#7752a467-3a4e-44f0-8c1f-427372d06d60" id="7752a467-3a4e-44f0-8c1f-427372d06d60-link">1</a></sup> se sont-ils (ou non) dévoilés et mis en récit, pour quels usages disciplinaires et quelles répercussions sur le métier ? Ces interrogations constituent les deux axes principaux retenus pour ce dossier : <strong>1/ </strong>Usages du « parler de soi » et pluralité des formes autobiographiques en sciences humaines et sociales ; <strong>2/ </strong>Manières d’écrire sur soi et utilité scientifique des récits de soi. </p>



<p>Ni « autobiographie faussement littéraire, ni confessions inutilement intimes, ni profession de foi abstraite, ni tentative de psychanalyse sauvage » (Nora, 1987 : 7), ni même récits d’enquête, productions réflexives stimulantes déjà largement alimentées en sciences sociales (Paillé, 2006 ; Bizeul, 2007 ; Bouilloud, 2009), les articles ici attendus ont une autre visée. Ce numéro s’intéresse en effet plus précisément aux écrits dans lesquels les enseignants-chercheurs expliquent, à partir de leurs parcours personnel et académique recontextualisés, les raisons les ayant conduits à entrer dans le métier et à y évoluer au travers de disciplines, d’objets, de méthodes ou encore d’approches pouvant ou non varier au cours du temps.&nbsp;</p>



<p>Si les <em>Essais d’ego-histoire</em>, rédigés et rassemblés à l’initiative de Pierre Nora au milieu des années 1980, sont vivement discutés à l’époque (Dosse, 1988 ; Farge, 1988), c’est en ce sens que l’ego-histoire anime, depuis quelques années, la communauté des historiens. La publication en 2015 de la première version de l’ego-histoire rédigée par Georges Duby (2015), l’actualité de la collection <em>Itinéraires </em>fondée par Patrick Boucheron en 2012, les <em>Générations historiennes </em>coordonnées par Yann Potin et Jean-François Sirinelli (2019) témoignent de cette préoccupation du « parler de soi ». Ce mouvement est social et concerne la réflexivité de l’époque sur elle-même. Il est concomitant de l’avènement d’un courant de réflexion méthodologique en sciences humaines et sociales faisant de l’interrogation sur soi une pratique généralisée de la modernité scientifique (Dion <em>et al.</em>, 2020). Nul doute en effet qu’il faille dans la démarche accepter que le chercheur fasse partie intégrante de son travail. Il influence celui-ci de manière consciente, mais également inconsciente<sup data-fn="432d1c70-d146-40f3-8d40-00724547eed0" class="fn"><a href="#432d1c70-d146-40f3-8d40-00724547eed0" id="432d1c70-d146-40f3-8d40-00724547eed0-link">2</a></sup>, notamment parce que ses socialisations, dispositions et modes de vie agissent comme autant de marqueurs : la recherche, celle qui est « recherche de… » n’existe finalement pas en elle-même, elle est le produit d’une activité humaine, en l’occurrence d’un individu-chercheur impliqué (De la Soudière, 1988). </p>



<p>Le rôle de ces processus et structures cognitives, dans ces écrits, demeure central et permet <em>in fine </em>de mieux comprendre la fabrique du chercheur autant que le chercheur qui fabrique sur ses terrains et dans son laboratoire. Autrement dit, pour reprendre les termes de Pierre Nora, l’objectif de tout ego-histoire est d’« éclairer sa propre histoire comme on ferait l’histoire d’un autre […] d’expliciter, en historien, le lien entre l’histoire qu’on a faite et l’histoire qui vous a fait » (1987 : 7).&nbsp;</p>



<p>L’intérêt pour un tel exercice de réflexivité sur soi n’est pas nouveau. Sans évoquer ici la genèse antique de tels écrits (Ratti, 2006), les XVIIIème et XIXème siècles sont riches en récits de soi d’intellectuels. Et cela malgré les réticences du parler de soi pour une société qui, par pudeur et respect des codes sociaux et religieux notamment, cache l’intime à cette époque (Corbin <em>et al.</em>, 2011). Les travaux de Françoise Simonet-Tenant (2021) révèlent ainsi la richesse et la grande diversité de ces écrits. Souvent présentés comme oeuvre à part dans un corpus, ces récits prennent plusieurs formes pour des fonctions différentes. Les récits d’itinéraires exemplaires sont « le fait d’hommes mûrs, qui ont déjà acquis un grand degré de reconnaissance sociale et professionnelle et remplissent avant tout une fonction mémorielle et d’exemplarité ». Les journaux personnels ou correspondances épistolaires constituent, pour l’époque, une autre forme de dévoilement, à l’instar des lettres envoyées par Sigmund Freud à Wilhelm Fliess de 1887 à 1904 et qui participent activement aux réflexions menées par le psychanalyste (Simonet-Tenant, 2021 : 19-20).&nbsp;</p>



<p>Si ces écrits foisonnent, leur signification diffère, d’autant plus que le XXe siècle accélère le processus narratif. Aux autobiographies intellectuelles des siècles précédents qui légitiment, donnent l’exemple et façonnent même l’avancée scientifique, se succèdent au cours du XXe siècle, qui pour les ethnologues et ethnographes le cahier-récit, qui pour les sociologues le récit d’enquête, qui pour les historiens l’ego-histoire, dans une perspective cette fois plus réflexive et méthodologique. Dans le cas particulier de la sociologie, les autobiographies se sont multipliées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, parallèlement au développement de la discipline et sa refondation dans l’après-guerre (Cuin, Gresle, 2002). Depuis, l’élan s’est renforcé et l’éventail des formes adoptées par ces textes est particulièrement large, de l’incise ou du rappel autobiographique dans un ouvrage plus théorique<sup data-fn="f1f02e0d-1bf3-4357-b070-3814b59aeb8a" class="fn"><a href="#f1f02e0d-1bf3-4357-b070-3814b59aeb8a" id="f1f02e0d-1bf3-4357-b070-3814b59aeb8a-link">3</a></sup> jusqu’aux autobiographies classiques<sup data-fn="75c2d137-d66a-479c-91cf-5afe1d031688" class="fn"><a href="#75c2d137-d66a-479c-91cf-5afe1d031688" id="75c2d137-d66a-479c-91cf-5afe1d031688-link">4</a></sup> en passant par l’entretien autobiographique<sup data-fn="dd1b07ad-6a1b-4076-b2d8-81799498ef55" class="fn"><a href="#dd1b07ad-6a1b-4076-b2d8-81799498ef55" id="dd1b07ad-6a1b-4076-b2d8-81799498ef55-link">5</a></sup> (Bouilloud, 2009). En histoire, ce genre ne se développe qu’à partir des années 1980, au moment où se multiplient les publications de mémoires académiques (Jeannelle, 2008). Comme le remarque Antoine Prost, en règle générale, l’historien « évite de s’impliquer dans son texte, de prendre parti, de s’émouvoir » (2014 : 267), ce qui explique en partie ce « retard » et la frilosité des historiens sur le sujet. </p>



<p>La variété des formes prises par le récit de soi en sciences humaines et sociales n’est plus à démontrer : cet appel a essentiellement pour objectif de focaliser le regard sur les écrits intellectuels visant à analyser l&rsquo;itinéraire du chercheur, sa trajectoire professionnelle (en la rapprochant des origines et propriétés sociales des individus concernés) et les relations qu’il tisse avec son travail, dans la diversité que ce dernier représente. Si aujourd’hui le métier d’enseignant-chercheur a considérablement évolué, le coeur du métier (enseignement et recherche, cf. Charle, 2013 ; Vatin, 2020) demeure. Dans quelle mesure ces « deux invariants historiques » sont-ils pris en compte dans ces écrits, et pourquoi le sont-ils ou ne le sont-ils pas ?&nbsp;</p>



<p>Mais il y a plus. Puisque ce numéro invite à réfléchir à l’individu e(s)t le chercheur, il convient de faire une place au registre des émotions (Paperman, 1995 ; Wacquant, 2011) et même de la personnalité du scientifique (De Sardan, 2000) ou encore de ses engagements sociaux (Heinich, 2002 ; Neveu, 2003 ; Fleury, Walter, 2003) pour « faire société » (Delory-Momberger, 2017 : 14). En quoi l’histoire du chercheur est-elle liée à celle de l’individu et peut-elle éclairer les choix de la discipline, des objets, des méthodes ou encore des approches ? Après tout, « une attention portée sur l’unité du sujet-cherchant – ce qui lui donne sa cohérence – autant que sur sa singularité permet de dépasser la question de l’origine et de la finalité d’un savoir du sujet » (Dheur, 2020 : 233). Parce que, <em>in fine</em>, les qualités humaines des chercheurs, issues en partie de leur parcours de vie, influencent nécessairement leur travail. Les expliciter permet probablement d’offrir une meilleure compréhension de la part de subjectivité intrinsèque à toute recherche (Naudier, Simonet, 2011).&nbsp;</p>



<p><strong>Axes thématiques </strong></p>



<p>Les articles, inédits, pourront s’inscrire dans les axes de recherche suivants : </p>



<p><strong>Axe 1 : Usages du « parler de soi » et pluralité des formes autobiographiques en sciences humaines et sociales </strong></p>



<p>Aujourd’hui, historiens, géographes, psychologues, politologues, ethnologues s’engagent – avec plus ou moins de prudence néanmoins – dans ces écritures donnant à lire le lien étroit entretenu par le chercheur avec ses objets et ses démarches dans des contextes de travail extrêmement diversifiés (local, national, disciplinaire, professionnel, etc.) ; jusqu’à questionner l’évolution des positionnements théoriques et méthodologiques et l’écriture scientifique du récit de soi (Bronner, 2024). Nul doute néanmoins que les formes prises par ces écrits demeurent variées et portent des valeurs épistémologiques différentes. Dans les écrits autobiographiques historiens, ce qui l’emporte est davantage la mise en scène de soi qu’une analyse en profondeur, et cette présentation de soi renvoie à l’image qu’historiens et historiennes se font de leur métier (Lacoue-Labarthe, 2023).&nbsp;</p>



<p>Ainsi, l’exercice qui consiste, comme l’écrit Jean-Pierre Olivier de Sardan à « faire feu de tout bois » (2008 : 52), à multiplier les sources et angles de recherche, à valoriser même cette diversité comme un élément structurant de l’activité du chercheur, semble aujourd’hui plus largement accepté et varié en sciences humaines et sociales. Si l’ouverture d’esprit et l’élargissement du spectre d’observation et d’analyse constituent désormais une règle académique de la recherche, il arrive parfois que le chercheur soit confronté à lui-même dans son travail. Autrement dit, et pour paraphraser la sociologue Muriel Darmon, qu’il soit lui-même « un objet de plein droit […] voire un véritable matériau d’analyse [en] lui-même » (2005 : 99). La question est ici de savoir sous quelles formes cette approche réflexive se décline à l’écrit dans les disciplines que composent les sciences humaines et sociales et pour quel intérêt heuristique. L’ambition est, <em>in fine</em>, d’identifier ici des points communs et des singularités disciplinaires.&nbsp;</p>



<p><strong>Axe 2 : Manières d’écrire sur soi et utilité scientifique des récits de soi </strong></p>



<p>Si la question des effets d’enquête fait l’objet d’un renouveau scientifique ces dernières années et interroge, en sociologie pour exemple<sup data-fn="70996baf-cde1-4a0f-a836-c313f4174faf" class="fn"><a href="#70996baf-cde1-4a0f-a836-c313f4174faf" id="70996baf-cde1-4a0f-a836-c313f4174faf-link">6</a></sup>, la place, la position et la neutralité du chercheur face à ses objets, il va de soi que ce dernier contamine autant qu’il stimule le travail scientifique. La trajectoire, le parcours professionnel, les expériences de vie, la personnalité, les émotions ressenties, le sens attribué aux situations vécues, qu’il le veuille ou non, ne sont pas neutres. Après tout, « l’illusion biographique » (Bourdieu, 1986) ne déligitime en rien l’approche (auto)biographique ici esquissée : le problème central, en sciences humaines et sociales, n’est pas tant dans l’utilisation d’une telle approche ni dans les matériaux choisis que dans la manière de les analyser (Heinich, 2010). Surtout lorsqu’il s’agit de se raconter. Si l’autobiographie constitue « le récit rétrospectif qu’une personne réelle fait de sa propre existence, lorsqu’elle met l’accent sur sa vie intellectuelle, en particulier sur l’histoire de sa personnalité », cette dernière « gêne intellectuellement, esthétiquement, affectivement : c’est là ce qu’elle a de meilleur » (Lejeune, 2010 : 14). </p>



<p>Finalement, il s’agit désormais, d’inscrire le travail dans une « réflexivité méthodologique plus large que procure le métier » (Bourdieu, Wacquant, 2014 : 122) et dans un questionnement qui interroge l’identité socio-professionnelle de l’enseignant-chercheur au sein de sa communauté. Centrale pour les anthropologues, la question des rapports qu’entretient le savant avec sa discipline, son objet, son terrain voire ses enquêtés a aujourd’hui définitivement pénétré l’ensemble des sciences humaines et sociales.&nbsp;</p>



<p>Indéniablement, ces traces écrites de soi renseignent les manières de faire le métier d’enseignant-chercheur. À l’instar des « carrières d’ethnographes, des manières de s’engager » (Monjaret, 2019 : 11), il s’agit tout particulièrement d’explorer l’engagement et la diversité du labeur propre à une profession et une discipline. L’enseignant-chercheur, par son itinéraire et sa trajectoire sociale et professionnelle, entretient une relation forte avec son activité : que ce soit dans le choix des objets, du rythme de travail, de la manière de produire de la connaissance et de la mettre en récit, mais également dans les démarches choisies et les conditions de la recherche. C’est ici que les productions devraient permettre d’éclairer autrement, en faisant jouer le présent et le passé, les évolutions les plus contemporaines du métier d’enseignant-chercheur en sciences humaines et sociales (Annoot, 2011), sans oublier de stimuler l’effet mémoriel utile aux jeunes apprentis.&nbsp;</p>



<p><strong>Modalités de soumission </strong></p>



<p>Les propositions d’articles sont à envoyer au plus tard le <strong>23 MAI 2025 </strong>aux deux coordonnateurs du numéro : <strong>Jean Bréhon </strong>(jean.brehon@univ-artois.fr) et <strong>Noémie Beltramo </strong>(noemie.beltramo@univ-artois.fr) sous la forme d’un résumé de 1000 mots accompagné de 4 à 6 mots-clés, et en indiquant l’axe retenu.&nbsp;</p>



<p>Les auteurs pressentis seront contactés le <strong>lundi 10 juin 2025</strong>. </p>



<p>Les articles (40 000 signes maximum, espaces compris) rédigés selon les indications présentées sur le site de la revue <em>Émulations</em>, <em>revue de sciences sociales </em>seront transmis <strong>le lundi 15 septembre 2025 </strong>au plus tard par mail aux coordinateurs du numéro. Ils seront évalués par deux évaluateurs extérieurs (peer review). </p>



<p><strong>Calendrier prévisionnel du numéro </strong><br><strong>23 mai 2025 </strong>: date limite d’envoi des propositions d’articles (sous la forme d’un résumé de 1000 mots maximum)<br><strong>10 juin 2025 </strong>: communication des décisions aux auteur·e·s <br><strong>15 septembre 2025 </strong>: date limite d’envoi de la première version des manuscrits (40 000 signes espaces compris, aux normes de mise en page de la revue) <br><strong>30 novembre 2025 </strong>: transmission des évaluations 1 aux auteur·e·s <br><strong>30 janvier 2026 </strong>: date limite d’envoi de la deuxième version des manuscrits par les auteur·e·s <br><strong>15 mars 2026 </strong>: transmission des deuxièmes évaluations aux auteur·e·s <br><strong>15 avril 2026 </strong>: réception de la troisième version des manuscrits par les auteur·e·s <br><strong>Eté 2026 </strong>: publication du numéro papier et mise en ligne </p>



<p><strong>Bibliographie indicative </strong></p>



<p>ANNOOT E. (2011), « Le métier d&rsquo;enseignant chercheur », in E. Imelda (dir.), <em>Mutations de l’enseignement supérieur et internationalisation. Change in Higher Education and Globalisation</em>, Paris, De Boeck Supérieur (« Pédagogies en développement »), p. 221-231. <br>BIZEUL D. (2007), « Que faire des expériences d&rsquo;enquête ? Apports et fragilité de l&rsquo;observation directe », <em>Revue française de science politique</em>, n°57, p. 69-89. <br>BOUILLOUD J.-P. (2009), <em>Devenir sociologue. Histoires de vie et choix théoriques</em>, Toulouse, Érès. <br>BOURDIEU P. (1986), « L’illusion biographique », <em>Actes de la Recherche en Sciences Sociales</em>, n° 62-63, p. 69-72. <br>BOURDIEU P., WACQUANT L. (2014), <em>Invitation à la sociologie réflexive</em>, Paris, Seuil (« Liber »). <br>BRONNER G. (2024), <em>Exorcisme</em>, Paris, Grasset. <br>CHARLE C. (2013), <em>Homo Historicus. Réflexions sur l’histoire, les historiens et les sciences sociales</em>, Paris, Armand Colin (« Le temps des idées »). <br>CORBIN A., COURTINE J.-J., VIGARELLO G. (dir.) (2011), <em>Histoire de la virilité</em>. <em>Volume II, Le triomphe de la virilité. Le XIXe siècle</em>, Paris, Le Seuil. <br>CUIN C.-H. et GRESLE F. (2002), <em>Histoire de la sociologie. Tome 2. Depuis 1918</em>, Paris, La Découverte (« Repères »). <br>DARMON M. (2005), « Le psychiatre, la sociologue et la boulangère : analyse d’un refus de terrain », <em>Genèses</em>, n°58, p. 98-112. <br>DE LA SOUDIERE M. (1988), « L’inconfort du terrain », <em>Terrain</em>, n° 11, p. 94-105. <br>DELORY-MOMBERGER C. (2017), « De quel savoir la recherche biographique en éducation est-elle le nom ? », <em>Actuels</em>, n° 6, p. 9-22. <br>DHEUR S. (2020), « Médialités biographiques de la pratique scientifique », <em>Actuels, </em>n° 9, p. 233-243. <br>DION É., KUSHTANINA V., LAGIER E., PAPE É., PERRIN-JOLY C. (dir.) (2020), <em>Parler de soi. Méthodes biographiques en sciences sociales</em>, Paris, EHESS (« En temps et lieux »). <br>DOSSE F. (1988), « Une égoïstoire ? », <em>Le Débat</em>, n° 49, p. 122-124. <br>DUBY G. (2015), <em>Mes ego-histoires</em>, Paris, Gallimard (« Blanche »).<br>FARGE A. (1988), « L’histoire inquiète », <em>Le Débat</em>, n° 49, p. 125-126. <br>FLEURY-VILATTE B. et WALTER J. (2002), « L’engagement des chercheurs », <em>Questions de communication</em>, n° 2, p. 105-115. <br>HEINICH N. (2002), « Pour une neutralité engagée », <em>Questions de communication</em>, n° 2, p. 117-127. <br>HEINICH N. (2010), « Pour en finir avec l’“illusion biographique” », <em>L’Homme</em>, n° 195-196, p. 421-430. <br>JEANNELLE J.-L. (2008), <em>Écrire ses Mémoires au XXe siècle. Déclin et renouveau</em>, Paris, Gallimard (« Bibliothèque des Idées »). <br>LACOUE-LABARTHE I. (2023), « <em>Ego historicus</em>. Quand historiens et historiennes se racontent. France, XXe-XXIe siècles », <em>Revue d’histoire culturelle, </em>[En ligne], 6. <br>LEJEUNE P. (2010), <em>L&rsquo;autobiographie en France</em>, Paris, Armand Colin (« Cursus »). <br>MONJARET A. (dir.) (2019), <em>Carrières, </em>Paris, Presses universitaires de Paris Nanterre (« Ethnographies plurielles »). <br>NAUDIER D. et SIMONET M. (dir.) (2011), <em>Des sociologues sans qualités ? Pratiques de recherche et engagements</em>, Paris, La Découverte (« Recherches »). <br>NEVEU É. (2003), « Recherche et engagement : actualité d’une discussion », <em>Questions de communication</em>, n° 3, p. 109-120. <br>NORA P. (1987), <em>Essais d’ego-histoire</em>, Paris, Gallimard (« Bibliothèque des Histoires »). <br>OLIVIER DE SARDAN J.-P. (2008), <em>La rigueur du qualitatif. Les contraintes empiriques de l’interprétation socio-anthropologique</em>, Louvain-La-Neuve, Academia-Bruylant. <br>PAPERMAN P (1995), « La question des émotions : du physique au social », <em>L’Homme et la société, </em>n° 116, p. 7-17. <br>PAILLE P. (dir.) (2006), <em>La méthodologie qualitative. Postures de recherche et travail de terrain</em>, Paris, Armand Colin (« Collection U »). <br>POTIN Y., SIRINELLI J.-F. (dir.) (2019), <em>Générations historiennes</em>, Paris, Éditions CNRS. <br>PROST A. (2014), <em>Douze leçons sur l’histoire</em>, Paris, Seuil (« Points Histoire »). <br>RATTI S. (2006), « Les racines antiques du genre biographique », <em>L&rsquo;information littéraire</em>, vol. 58, p. 3-11. <br>SIMONET-TENANT F. (2021), « La narration professionnelle de soi chez les intellectuelles. Intérêt porté à l’exercice par les historiens, réticence des chercheurs en littérature », in A. PIPONNIER, C. SEGUR (dir.)<em>, Identités du chercheur et narrations en sciences humaines et sociales</em>, Nancy, Éditions universitaires de Lorraine (« Questions de communication, série actes »), p. 17-33. <br>VATIN F. (2020), « Enseignant/chercheur : un métier ou deux ? », <em>Revue française de pédagogie</em>, vol. 207, p. 87-94. <br>WACQUANT L. (2011), « La chair et le texte : l’ethnographie comme instrument de rupture et de construction », in D. NAUDIER, M. SIMONET (dir.), <em>Des sociologues sans qualités ? Pratiques de recherche et engagements</em>, Paris, La Découverte (« Recherches »), p. 201-221. </p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="7752a467-3a4e-44f0-8c1f-427372d06d60">Dans cet écrit, nous utilisons exclusivement le genre masculin. Ce raccourci, certes réducteur, est ici utilisé dans un souci de lisibilité bien qu’il fasse l’économie des apports de la sociologie du genre et des rapports sociaux de sexe, auxquels nous souscrivons. Cette remarque est d’importance eu égard à la sociologie du groupe professionnel concerné, au projet porté par ce numéro et aux propositions qui pourront être orientées précisément sur ce point.   <a href="#7752a467-3a4e-44f0-8c1f-427372d06d60-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="432d1c70-d146-40f3-8d40-00724547eed0">En guise d’illustration, consulter : THEBAUD F. (2009), « Entre parcours intellectuel et essai d’ego-histoire. Le poids du genre », <em>Genre &amp; Histoire </em>[en ligne], n° 4.   <a href="#432d1c70-d146-40f3-8d40-00724547eed0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="f1f02e0d-1bf3-4357-b070-3814b59aeb8a">Pour exemples, BALANDIER G. (1977), <em>Histoire d’autres</em>, Paris, Stock (« Les grands auteurs »). LEVI-STRAUSS C., ERIBON D. (1988), <em>De près et de loin</em>, Paris, Odile Jacob. LAURENT J.-P. (2004), « Pierre Bourdieu par Pierre Bourdieu, ou la question du double », <em>Critique</em>, vol. 689, p. 776-790.   <a href="#f1f02e0d-1bf3-4357-b070-3814b59aeb8a-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="75c2d137-d66a-479c-91cf-5afe1d031688">Pour exemples, MORIN E. (1959), <em>Autocritique</em>, Paris, Seuil. TOURAINE A. (1977), <em>Un désir d&rsquo;Histoire</em>, Paris, Stock (« Les grands auteurs »). MENDRAS H. (1995), « La société change et l&rsquo;observateur aussi », <em>Le Débat</em>, vol. 83, p. 113-123.   <a href="#75c2d137-d66a-479c-91cf-5afe1d031688-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="dd1b07ad-6a1b-4076-b2d8-81799498ef55">Pour exemple, BOUDON R. (2013), « Ma traversée dans le monde scientifique (I) », <em>Commentaire</em>, vol. 142, p. 343-348.   <a href="#dd1b07ad-6a1b-4076-b2d8-81799498ef55-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="70996baf-cde1-4a0f-a836-c313f4174faf">On citera ici et pour exemple, BIZEUL D. (1998), « Le récit des conditions d’enquête : exploiter l’information en connaissance de cause », <em>Revue française de sociologie</em>, n° 39, p. 751-787. Ou encore, dans le domaine de la sociologie du sport, HIDRI NEYS O. (dir.) (2022), « Le récit d’enquête (1/2) : les gains de la réflexivité en sciences sociales du sport », <em>Society and Leisure</em>, vol. 45. HIDRI NEYS O. (dir.) (2024), « Le récit d’enquête (2/2) : les dessous des enquêtes de terrain en sciences sociales du sport », <em>Society and Leisure</em>, vol. 47.   <a href="#70996baf-cde1-4a0f-a836-c313f4174faf-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.1.0/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/AAC_NUMERO-THEMATIQUE-REVUE-EMULATIONS.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué AAC_NUMERO THEMATIQUE REVUE EMULATIONS."></object><a id="wp-block-file--media-52418c62-f8ba-474a-87c9-0587e47716fe" href="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/AAC_NUMERO-THEMATIQUE-REVUE-EMULATIONS.pdf">AAC_NUMERO THEMATIQUE REVUE EMULATIONS</a><a href="https://3slf.fr/wp-content/uploads/2025/04/AAC_NUMERO-THEMATIQUE-REVUE-EMULATIONS.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-52418c62-f8ba-474a-87c9-0587e47716fe">Télécharger</a></div>



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			</item>
		<item>
		<title>Ralentir, bifurquer, « transitionner », 10 ans après la COP21, quelles transformations écologiques dans les territoires ?</title>
		<link>https://3slf.fr/2025/04/02/ralentir-bifurquer-transitionner-10-ans-apres-la-cop21-quelles-transformations-ecologiques-dans-les-territoires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sandrine Knobé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 07:39:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[appel a contribution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://3slf.fr/?p=2672</guid>

					<description><![CDATA[Colloque les 27-28 novembre 2025 à Brest (France) Les résumés des propositions (3000 caractères) de communications orales ou de posters sont attendus pour le 5 mai 2025. La langue principale du colloque est le français, des communications (et résumés) en anglais sont aussi acceptées. Elles sont à déposer à ce lien https://ralentir-cop21.sciencesconf.org/submission/submit?lang=fr En octobre 2015 &#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Colloque les 27-28 novembre 2025 à Brest (France)</strong></p>



<p><strong>Les résumés des propositions (3000 caractères) de communications orales ou de posters sont attendus pour le 5 mai 2025. La langue principale du colloque est le français, des communications (et résumés) en anglais sont aussi acceptées. Elles sont à déposer à ce lien </strong><a href="https://ralentir-cop21.sciencesconf.org/submission/submit?lang=fr"><strong>https://ralentir-cop21.sciencesconf.org/submission/submit?lang=fr</strong></a></p>



<p>En octobre 2015 se tenait en France la COP 21 sur le climat. L’accord de Paris, issu de cette COP, visait à maintenir le réchauffement de la Terre en deçà de 2°C, voire 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels. C’est dans ce contexte qu’a été organisé à Brest, en 2015, le colloque «&nbsp;<a href="https://climat-urba.sciencesconf.org/">Changement climatique, aménagement de l&rsquo;espace et Transition urbanistique</a>&nbsp;», partageant le constat d’une faible mobilisation dans le secteur de l’aménagement et de l’urbanisme, une transition urbanistique nécessitant de modifier la manière de construire, d’habiter mais aussi de se déplacer (Calthorpe, 2013&nbsp;; Desse et al, 2017). Qu’en est-il 10 ans après ? Est-ce qu’une transformation, s’est opérée depuis pour appliquer, dans les territoires, la trajectoire dessinée lors de la COP 21&nbsp;? Selon le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour l&rsquo;Environnement (UNEP, 2024) nous entrons dans un moment « critique » du climat&nbsp;: la poursuite de la dynamique de la dernière décennie pourrait entraîner un réchauffement d’au moins 3,1 °C d’ici la fin du siècle, le scénario de 1,5°C nécessite de diminuer les émissions de 42 % d’ici 2030 en comparaison avec le niveau de 2019. La prochaine COP 30 sur le climat, qui aura lieu au Brésil en novembre 2025 se déroulera dans le contexte d’un nouveau désengagement des États-Unis sur l’accord de Paris. Le laboratoire d’études et de recherche en sociologie (LABERS) organise dans le cadre de son axe de recherche « Territoires et culturalités » les jeudi 27 au vendredi 28 novembre 2025 à l’université de Brest le colloque Ralentir, bifurquer, « transitionner », 10 ans après la COP21, quelles transformations écologiques dans les territoires ? L’enjeu est de décrire les dynamiques et les trajectoires de transformations écologiques, celles enclenchées comme celles qui restent à faire, tant au niveau des discours, des institutions, que des différents secteurs et des groupes sociaux.</p>



<p>Pourquoi les politiques territoriales de développement continuent-elles à tenir à distance les objectifs environnementaux pourtant identifiés et fixés depuis plus d’une décennie&nbsp;? Avons-nous vraiment « ralenti » (Parrique, 2022)&nbsp;? Ralentir est-il suffisant ? Ne faut-il pas bifurquer plus radicalement pour transformer nos territoires&nbsp;? Quelles sont les dynamiques de transformation des différents secteurs ? Les crises de la dernière décennie ont-elles influencé les trajectoires engagées préalablement (retour en arrière, accélération, stagnation)&nbsp;? Est-ce que certaines décisions prises ont eu des effets en matière de politiques publiques, mais aussi de transformation des pratiques individuelles&nbsp;et collectives vers une transition écologique ? Est-ce qu’un écosystème de l’accompagnement aux transitions s’est développé ? Comment les différents groupes sociaux se positionnent et agissent à l’égard des enjeux de transformation écologique ?</p>



<p>Ce colloque contribuera à apporter quelques réponses à ces questions. Des propositions sont attendues autour de quatre axes thématiques :</p>



<p>1)    Expressions et discours autour de la transition écologique : enjeux descriptifs, enjeux politiques.<br>2)    Quels engagements et leviers institutionnels pour changer de trajectoire écologique ?<br>3)    Réalités des transformations sectorielles à l&rsquo;échelle des territoires : freins, leviers, opportunités, inégalités, échecs et conflits.<br>4)    Quelles différenciations dans la réception, l’appropriation et la mise en œuvre des transformations écologiques à l’échelle des comportements individuels et collectifs.</p>



<p><strong>AXE 1&nbsp;&#8211;</strong> <strong>Expressions et discours autour de la transition écologique, enjeux descriptifs, enjeux politiques. Quel vocabulaire est mobilisé pour penser et décrire les réponses aux dérèglements climatiques et environnementaux ?</strong></p>



<p>Les contributions pourront interroger les notions de transition, développement durable, atténuation, adaptation, résilience… et des nombreux termes employés pour rendre compte des mesures de lutte contre les désordres écologiques produits par l’action humaine. Chaque terme a des implications différentes, des avantages et des inconvénients pour les acteurs qui les mobilisent. Par rapport à l’expression « développement durable » particulièrement utilisée dans les années 2000, la « transition » a pris progressivement le relais dans de nombreux discours scientifiques, techniques ou politiques. Pourtant, dans le champ politique, il était déjà question de « transition vers un développement durable » au moment de la publication du rapport Brundtland en 1987. Le terme de transition disparaît ensuite au profit de la notion de « développement durable », équilibre entre le social, l’environnement et l’économique ne remettant pas en cause un modèle capitaliste néolibéral.Si la formulation «&nbsp;en transition&nbsp;» porte un projet de société ou plutôt l’idée de la nécessité d’une transformation de la société, celui-ci euphémise et tend à banaliser l’urgence et sert souvent à légitimer le recours au « techno-solutionnisme » (Mallet, 2024). Sur les énergies, la notion de transition tend par exemple à négliger le fait que pour le moment, à l’échelle mondiale, les énergies s’additionnent et surtout s’entremêlent plutôt qu’elles ne se remplacent (Fressoz, 2024). La notion de « risque » s’invite dans les manières de dire et de penser les problèmes climatiques auxquels il faudrait répondre par des politiques d’ « adaptation », d’ «&nbsp;atténuation» ou de «&nbsp;résilience ». Le terme de « crise », quant à lui entretient l&rsquo;illusion d’un « retour à la normale ».&nbsp;</p>



<p>Les propositions pourront poser la question de la recherche du « bon concept » du point de vue des acteurs mobilisés : dans les rapports de force entre différentes conceptions des buts à atteindre et des moyens mobilisés pour y parvenir, quel terme s’impose, quand, comment, auprès de qui. Le concept d&rsquo;« anthropocène » diffusé depuis une dizaine d’années a été invalidé en 2024 par la commission de stratigraphie. Il était par ailleurs déjà discuté depuis dix ans au sein des sciences sociales et d’autres propositions « anglocène », « capitalocène » « plantationocène » se sont s’attaché à décrire les aspects historiques, sociaux, économiques et culturels de cette période (en insistant sur les aspects destructeurs, polluants, énergétiques, productivistes, extractivistes, coloniaux, racistes, genrés, esthétiques… des processus en cours). Quels sont les mots les plus pertinents pour donner la clé de compréhension de la complexité et de la gravité de la situation environnementale ? Quand les utiliser (et par qui), et comment les acteurs et actrices des territoires s’en servent pour favoriser une véritable «&nbsp;bifurcation&nbsp;», pour « ralentir » et limiter les impacts de notre mode de production et de nos modes de vie (nommé parfois «&nbsp;frugalité&nbsp;», «&nbsp;sobriété&nbsp;» ou «&nbsp;décroissance&nbsp;») ?</p>



<p><strong>AXE 2&nbsp;&#8211; Quels engagements et leviers institutionnels pour changer de trajectoire écologique ?</strong></p>



<p>Les contributions peuvent faire un retour en arrière pour montrer le processus d’évolution des orientations en amont de la COP 21 à travers, par exemple, la succession des COP depuis 1995, tout comme celles depuis 2015. Le croisement ou la comparaison de contenus avec d’autres textes élaborés à d’autres échelles comme les conférences nationales (le Grenelle de l’environnement de 2007 en France) ou plus locales, (bassin versant, « bio-région » définie sur des critères démocratiques et écologiques, territoires aux caractéristiques spécifiques &#8211; îles du pacifique, Amazonie…, ou de peuples autochtones habitant des zones particulièrement menacées) seront autant de moyens pour analyser les progrès et les limites des textes et orientations politiques.</p>



<p>Sur certaines dispositions, des retours en arrière peuvent être observés, sur d’autres, des nouveautés, des avancées. Expliciter les raisons de ces variations est un moyen pour comprendre l’attention ou le déni collectif face aux désordres écologiques et notamment le changement climatique.</p>



<p>Au-delà des textes généraux de cadrage eux-mêmes, cet axe s’intéresse également à la traduction des orientations dans des politiques publiques concrètes, aux engagements pris qui se traduisent en actes. Pour la France, par exemple, des schémas directeurs et des PCAET qui conditionnent les choix d&rsquo;aménagement, des impôts et des éco-taxes… mais aussi des financements et des incitations pour prendre le virage nécessaire dans le cadre de la mise en œuvre d’un autre modèle encore non défini.</p>



<p>Cet axe propose aussi de décrire la structuration progressive d’un écosystème et d’une ingénierie et expertise technique autour des transitions (ADEME, CEREMA, services des collectivités, bureau d’étude, associations expertes) susceptibles de peser dans l’élaboration des politiques publiques comme des nouvelles normes diffusées à destination des citoyens, des entreprises comme des collectivités. Le développement de l’accompagnement aux transitions lors de la décennie écoulée peut s’illustrer notamment par la dynamique des «&nbsp;fresques&nbsp;» (du climat, des possibles, de la mobilité, du football, du numérique responsable, de l’alimentation etc.) dont les effets sont à interroger.</p>



<p><strong>AXE 3&nbsp;&#8211; &nbsp;Réalités des transformations sectorielles : freins, leviers, opportunités, inégalités, échecs, conflits et possibles ?</strong></p>



<p>Cet axe explorera les trajectoires des transformations opérées ou non lors de cette dernière décennie dans les différents secteurs (énergie, mobilité, biodiversité, agriculture, éducation, urbanisme, santé, sport, etc.). Les contributions décriront les blocages et les opportunités qui peuvent expliquer des changements en faveur ou en défaveur de l’environnement dans l’espace et dans le temps : description des périodes ou événements propices (crises économiques, sanitaires) des disparités géographiques (rural vs urbain) culturelles ou politiques. Le secteur de l’énergie est central avec des énergies fossiles qui représentent depuis 30 ans environ deux tiers de la consommation d’énergie de la France (91 % pour le secteur des transports). Ce constat illustre le défi que représente encore la décarbonation de l&rsquo;énergie. Un tournant en faveur des «&nbsp;énergies propres&nbsp;» a bien eu lieu lors de la dernière décennie au niveau mondial, mais la notion de «&nbsp;transition énergétique&nbsp;» est-elle vraiment la bonne pour décrire ce processus (Fressoz, 2024) ? Les notions de « ralentissement » et de « bifurcation » invitent à envisager la réduction des émissions de GES de manière multisectorielle et multiscalaire. Par exemple, la décarbonation du secteur des transports suppose des transformations des pratiques dans le sens d’une plus grande sobriété (raccourcissement des distances parcourues, allongement des durées de parcours de ces distances). Le basculement vers des mobilités durables (électrification, véhicules intermédiaires, mobilités partagées) passe avant tout par le développement des circuits courts, voire dans la transformation de l’organisation des chaînes logistiques (Beyer et al., 2022). Les transformations nécessaires concernent directement les pratiques d’aménagement du territoire, passant par la limitation de l’étalement urbain (ZAN) et la restauration écologique (Règlement européen sur la restauration de la nature). Plus largement, la réduction des émissions de gaz à effet de serre suppose des évolutions des aménagements et des modes de vie (Flipo, 2020). Quelles transformations des pratiques éducatives ou de sensibilisation se sont opérées, et pour quels résultats concrets ? Les propositions pourront également intégrer une réflexion plus générale sur la manière dont certains paradigmes structurent une partie de ces transformations, comme la notion de « croissance verte » (Tordjman, 2024). Une attention particulière sera portée aux échecs, aux « retours en arrière » et aux conflits mais aussi aux «&nbsp;possibles&nbsp;», initiatives inspirantes qui essaiment dans les territoires.</p>



<p><strong>AXE 4 &#8211; &nbsp;Quelles différenciations selon les groupes sociaux dans la réception, l’appropriation et la mise en œuvre des transformations écologiques à l’échelle des comportements individuels et collectifs ?</strong></p>



<p>Cet axe pose comme hypothèse que les différents groupes sociaux ne s’approprient pas de la même façon les enjeux des COP et l’impératif de réduction des Gaz à Effet de Serre. Les propositions pourront décrire ces différences et analyser leurs conséquences pour la capacité à agir individuellement ou collectivement. Quatre types de rapports à l’écologie selon les classes sociales, des plus ou moins dotés socialement, et selon que leurs capitaux soient plutôt culturels ou économiques ont été distingués (Comby, 2024). Un premier groupe, fortement doté en capitaux économiques, adhère à une écologie réformatrice des gestes individuels, dans le registre d’une autre manière de consommer (acheter une voiture électrique, isoler sa maison…), sans pour autant renoncer à quelques «&nbsp;écarts&nbsp;» (prendre l’avion pour ses vacances, etc.). Les classes supérieures ou moyennes disposant plutôt de capitaux culturels adoptent volontiers un rapport plus radical, anticapitaliste et en rupture. Pour les classes moyennes et les classes populaires stabilisées, le rejet du discours écologiste est massif. Celui-ci est assimilé à de la violence symbolique des classes dominantes sur les classes populaires et à un risque de déclassement social, ce qui n’exclut toutefois pas des pratiques de «&nbsp;bon sens&nbsp;». Enfin, les groupes sociaux les plus précarisés se montrent généralement plus détachés des discours écologiques tout en mettant en pratique de fait une sobriété sous contrainte. Au-delà de cette typologie en termes de classes sociales attentives à la fois aux conditions matérielles de vie et aux enjeux de distinction et de positionnement par rapport aux autres groupes sociaux, l’objectif de cet axe est d’inviter à poursuivre l’étude dans une perspective intersectionnelle des capacités, appétences, adhésions ou distances à l’égard des injonctions climatiques, mais aussi pratiques et modes de vie des différents groupes sociaux, articulant les différentes dominations et inégalités : les différenciations en matière d’âge (collectif du Loriot, 2024), de sexe (Pruvost, 2021 ; Gaillard, 2021), d’ancrage territorial de résidence (Rubert, 2023), etc.</p>



<p>Quelles sont depuis la COP21, de manière socialement différenciée, les transformations des modes de vie, des pratiques du quotidien ? Comment se sont par ailleurs renouvelées les représentations, les opinions, traduites dans des comportements électoraux, dans des positionnements climato-sceptiques ou des angoisses climatiques, dans des formes d’adhésion ou de rejet des mobilisations et des mouvements sociaux écologiques ?</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Boyer, D. (2023) No More Fossils. University of Minnesota Press.<br></p>



<p><strong>Bibliographie indicative</strong><br>Adam, M. (2024). Contre la ville durable. Edition Grévis. 160 p.<br>Ambroise-Rendu, A.-C., Hagimont, S, Mathis, C.-F.  et Vrignon, A. (2021). Une histoire des luttes pour l’environnement. XVIIIe-XXe : trois siècles de débats et de combats.<br>Ardillo, J. (2015). Les Illusions renouvelables Énergie et pouvoir : une histoire.<br>Audier, S. (2017) La société écologique et ses ennemis. Pour une histoire alternative de l’émancipation‪, Paris, La Découverte.<br>Auvet, B., Sartre, X. A. D., Desvallées, L., Le Visage, S.,  Chailleux, S. (2024). La modernisation écologique en action: les promesses à l’aune de leurs contradictions internes. <em>Développement durable et territoires. Économie, géographie, politique, droit, sociologie</em>, <em>15</em>(3).<br>Bonneuil, C. (2017) Capitalocène Réflexions sur l’échange écologique inégal et le crime climatique à l’âge de l’Anthropocène. EcoRev&rsquo; N° 44(1), p. 52-60. https://doi-org.scd-proxy.univ-brest.fr/10.3917/ecorev.044.0052.<br>Bonneuil, C. et Fressoz, J.-B. (2013). L’événement anthropocène. La terre, l’histoire et nous.<br>Bourg, D., &amp; Papaux, A. (2010). Écologie, 1980-2010: de l&rsquo;exception française à la normalisation. Le débat, 160(3), 94-114.<br>Boyer, D. (2019) Energopolitics: Wind and Power in the Anthropocene, Duke University Press.<br>Calthorpe, P. (2013). Urbanism in the Age of Climate Change, New York: Island Press. 152 p.<br>Collectif du Loriot (2024), Avoir 20 ans à Ste Soline, La Dispute.<br>Comby, J-B., (2024) Écolos mais pas trop… Les classes sociales face à l’enjeu environnemental, Paris, Raisons d’agir.<br>Daggett, C. N. (2023). Pétromasculinité. Du mythe fossile patriarcal aux systèmes énergétiques féministes.<br>Debeir, J.-C., Hemery, D. et Deleage, J.-P., (1986). Les servitudes de la puissance, une histoire de l&rsquo;énergie.<br>Deneault, A. (2024). Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï.<br>Desse, R. P., François, A., Holvoet, M.,  Sawtschuk, J. (2017). Introduction. Adapter les territoires aux changements climatiques: transition urbanistique et aménagement de l’espace. Norois, (4), 7-13.<br>Ferdinand, M. (2019). Une écologie décoloniale, Penser l’écologique depuis le monde caribéen. Le Seuil, « Anthropocène ».<br>Flipo, F. (2020). L&rsquo;impératif de la sobriété numérique: l&rsquo;enjeu des modes de vie (No. hal-03340158).<br>Fressoz, J.-B. (2024). Sans transition: une nouvelle histoire de l&rsquo;énergie. Seuil. 409 p.<br>Gaillard, E. (2021). « Les femmes Gilets jaunes : un écologisme de pauvres ? », Ecologie et Politique, Vers de nouvelles écologies populaires ? Fondation de l’Ecologie Politique et Le bord de l’eau éditions, n°62 : 83-96.<br>Haraway, D. F. Anthropocène, Capitalocène, Plantationocène, Chthulucène Faire des parents. 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