Appel à textes
Editeurs invités
Dr. Pierre-Alain Clément (Institut des Hautes Etudes du Ministère de l’Intérieur, Paris)
Pr. William Gasparini (E3S, UR1342, Université de Strasbourg)
Pr. Williams Nuytens (URePSSS, UR7369, Université d’Artois)
Arguments
Les sciences sociales produisent depuis de nombreuses décennies de quoi alimenter la thèse interprétative d’une individualisation des modes de conduites. Repérable comme déterminée par une évolutions des valeurs (Bréchon, Galland, 2010), inscrite dans l’antithèse de la communauté et de la société (Tönnies, 1887 -2015-) que complète l’interprétation wébérienne en termes de communautisation et de sociétisation (Grossein, 2005), cette thèse renvoie au développement de l’autonomie de l’individu comme au recul des grandes croyances collectives. Evidemment de tel processus ne se réalisent pas dans un vide social, et ne sont pas sans conséquence en termes de rapport entre individu et société. On doit à Norbert Elias d’avoir théorisé les modifications de l’équilibre « nous-je », et surtout d’avoir signalé combien le processus de singularisation se heurte aux limites cohésives qu’impose le principe égalitariste des sociétés modernes (Elias, 1991). On peut ici se risquer à y voir l’origine d’une polarisation de la société (Brandsma, 2025), c’est-à-dire la perturbation profonde d’un équilibre entre l’individu et la société vers des rapports marqués par des attitudes radicales. Mais il y a plus. On pourrait également s’entendre pour supposer que l’individualisation des comportements permet -voire oblige- davantage les expressions individuelles des différences, justement parce qu’elles seraient devenues inaudibles car foisonnantes. Inaudibles. Invisibles. Mais une telle affirmation des singularités n’a pas mécaniquement à être interprétée en termes de conflictualités, de violences et d’agressivité. On peut à ce titre partager l’ancrage selon lequel la radicalité désigne « la poursuite d’une fin, déterminée, qui connaît différentes formes de performances en termes de violence/non-violence, spectacle/non-spectacle, discours/action » (Bonnet, Fracchiolla, Mathieu, Noûs, 2020). Nous souhaitons dans ce numéro spécial de la revue Loisir et Société examiner comment le sport, comme pratiques sociales et pratiques de spectacle, intègre autant que nourrit la radicalité présentement définie. Plus exactement, nous pensons utile d’inviter la communauté scientifique à illustrer et à signifier les expressions radicales repérées dans les pratiques et pratiques de spectacles sportifs : de quoi sont-elles le nom ?
Dès son origine, le sport moderne a été socialement et politiquement construit pour transmettre et inculquer diverses valeurs telles que le fair play, l’équité, la tolérance, le respect des autres, le dépassement de soi, le goût de l’effort, la séparation des sexes (Defrance, 2011 ; Duret, 2012). Plus récemment, les thèmes de l’intégration ou de l’inclusion mais également la prévention de la « radicalisation religieuse » ont été mis à l’agenda politique (Gasparini, 2008, 2022, 2024). De ce fait, le sport est depuis longtemps connoté comme majoritairement, automatiquement et intrinsèquement positif et vertueux. On retrouve pareille posture quand on observe le sens attribué aux spectacles sportifs, aux célébrations collectives associées aux évènements sportifs. De fait, perçus comme des machines à faire société (Jamet, 1991), ces derniers ne manquent pas d’être considérés comme de puissants outils d’intégration du sport, activité qui « donne à croire » (Vigarello, 2002). De tels attributs expliquent sans doute pourquoi les comportement violents ou déviants en lien avec le sport sont cantonnés au statut de marge, d’exception au pouvoir civilisateur du sport (Elias et Dunning, 1994) : supportérisme « ultra » et hooliganisme (Mignon, 1990 ; Hourcade, 2012, 2014 ; Bromberger et al., 1995 ; Louis, 2008, 2017 ; Nuytens, 2005 ; Lebrun, 2014 ; Lestrelin, 2022), violences psychologiques et harcèlement sexuel dans certains sports de compétition (Gaedicke et al., 2021), dopage (Morente-Sánchez & Zabala, 2013 ; Brissonneau, Ohl, Aubel, 2008), dérapage des pratiquants envers eux-mêmes ou à l’encontre du tiers arbitral (Nuytens, 2011 ; Nuytens, Penin, Duvant, 2020) et notamment autour de disciplines de combat peu ou pas organisées comme le MMA (Quidu, 2019) ou l’usage des sports (de combat) par des groupes et des marques extrémistes (Handle & Scheuble, 2021 ; Nissen, Avramov & Roberts, 2021).
Parallèlement à cette circonscription aux marges des « déviances » sportives, ce monde a été percuté par un enjeu qui a peu à peu investi un périmètre toujours plus grand de l’action publique : la radicalisation et sa prévention par l’État, par exemple en France sous la forme de divers plans d’action nationaux (plan de lutte antiterroriste, 2014 ; plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme, 2016 ; plan national de prévention de la radicalisation, 2018). Introduit dans les années 2010 depuis les États-Unis et le Royaume-Uni, le concept ne va pas sans débats normatifs, théoriques et épistémologiques (Neumann & Kleinmann, 2013 ; Neumann, 2015) et est marqué par un tropisme psychologiste, voire mécaniste, qui a pu faire de la radicalisation le sas d’entrée vers le terrorisme. L’« escalier vers le terrorisme » (Moghaddam, 2005), s’intéressant légitimement aux raisons poussant des individus ordinaires à s’engager dans la clandestinité violente du terrorisme, a pu être simplifié au profit d’une représentation sous la forme d’une « théorie du tapis roulant » (Ragazzi, 2018, p. 53) faisant de la radicalisation l’antichambre du terrorisme, et le communautarisme l’antichambre de la radicalisation. Les définitions sociologiques répandues (Sommier, 2012 ; Khosrokhavar, 2014 ; Crettiez, 2016) présentent l’avantage de mettre en évidence le phénomène social de rupture d’individus liés ensemble d’avec la société dont ils font partie mais ont l’inconvénient de lier radicalisation cognitive et comportementale, de définir par principe comme marginales les préférences politiques des « radicalisés » c’est-à-dire adhèrent à l’idée de déviance des idées radicales. D’autres définitions désignent la radicalisation comme un processus d’adhésion de plus en plus fort à la possibilité de légitimer la violence politique (Skillicorn, Leuprecht, et Winn, 2012 ; Hassan et al., 2021), ce qui permet de tester des hypothèses mais n’informe que peu sur la radicalisation cognitive, sur le processus d’adhésion à la violence politique et restent centrées sur l’individu. Pour dépasser ces querelles théoriques, plusieurs chercheurs ont développé une approche en termes de trajectoires d’engagement violent (Horgan, 2008 ; Crettiez & Sèze, 2017 ; Sèze, 2024).
L’ampleur de ces débats et leurs implications montrent qu’on ne peut se résoudre à l’usage incontrôlé d’une telle notion appliquée au sport. De fait, en France, mais pas seulement (Spaaij, 2021), des experts et acteurs politiques ont accrédité la thèse selon laquelle le sport pouvait être également un terrain voire un vecteur de radicalisation – notamment islamiste (voir par exemple Diard et Vernet, 2020 ; Karam, 2020 ; Chapitaux, 2016, 2023) – et non plus un strict instrument de prévention des déviances dans le sport, tel qu’il est plus classiquement traité (Richardson, Cameron & Berlouis, 2017). Dans le contexte de la campagne d’attentats jihadistes des années 2010, les pouvoirs publics étaient en forte demande de moyens de lutter non plus seulement contre le risque sécuritaire du terrorisme mais aussi contre le risque moral de la radicalisation, marqueur d’une « crise des valeurs institutrices du social » (Sèze, 2019, p. 15, 87, 137). Au tournant de la décennie suivante, le périmètre de cette action s’étend au « séparatisme islamiste », conçu comme le terreau social des trajectoires individuelles de radicalisation. Alors que la jeunesse masculine est corrélée à la radicalisation (McGilloway, Ghosh, Bhui, 2015, p. 49) comme à la pratique sportive (Clément, 2022, p. 8), la thèse d’une prédisposition de cette partie de la population à la radicalité, cognitive ou comportementale, a été avancée (Galland & Muxel, 2018). La jeunesse, en particulier masculine et populaire, a ainsi fait l’objet d’une attention particulière en tant que population vulnérable à la radicalisation jihadiste.
Dans ce contexte, la radicalisation et la radicalité dans le sport deviennent alors progressivement un « problème public », des faits sociaux ont été convertis en « objets préoccupation et de débat, éventuellement d’action publique. » (Neveu, 2015, p. 7). Plus encore, ces phénomènes deviennent des « problèmes sociaux dont la formulation et la résolution sont des enjeux d’ordre public » (Cefaï, 1996). En prenant appui sur le cadre théorique proposé par Gusfield (1981), nous posons le principe que tout fait social n’est pas en soi un problème public et qu’il le devient dès lors que sont réunies, au travers d’un processus social complexe, les trois conditions de possibilité d’une croyance collective en l’existence d’un problème : condition de connaissance (sélection et interprétation des faits problématiques), condition de norme (norme à partir de laquelle le fait pose problème) et condition de mobilisation (action collective d’acteurs sociaux pour imposer l’idée qu’il existe un problème). Ces conditions sont travaillées par des entrepreneurs de morale (Becker, 1963) ou de normes (Sunstein, 1996) déterminés à faire adopter une nouvelle norme. Ils agissent donc pour modifier les intuitions morales de la société sur le problème social visé et pour en produire une définition telle que la nouvelle norme apparaisse comme une solution évidente, adoptée par le plus grand nombre.
La question est bien de savoir si certains usages voire mésusages du sport, comme pratiques et pratiques de spectacles sportifs, constituent en eux-mêmes des problèmes sociaux. Pour le dire autrement, ne peut-on pas penser les expressions radicales qu’elles soient idéologiques et/ou pratiques comme des révélateurs d’un déséquilibre de ce qui fait société ? Ce dossier se donne pour but de réfléchir aux modalités contemporaines de radicalité idéologique et pratique dans le sport à travers ses diverses formes d’expression, notamment pratiques, et d’appréhension par l’État. Il adopte une définition élargie des pratiques sportives (de loisir ou de compétition, amateur ou professionnelle, encadrée ou libre), des pratiques de spectacle mais aussi de la radicalité. Sans trancher les débats de définitions actuels, ce dossier part du principe général que la radicalité peut aussi exprimer une scission vis-à-vis des normes dominantes de la société et propose une alternative modifiant l’ordre social par de nouvelles affiliations contestataires ou alternatives.
Liste des références
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Soumission
Date limite de réception des propositions en français ou en anglais : 01 septembre 2025
Le numéro sera composé pour moitié de textes français et anglais
Renvoyer les textes aux trois éditeurs invités :
pierre-alain.clement@interieur.gouv.fr
william.gasparini@unistra.fr
williams.nuytens@univ-artois.fr
Directives aux auteurs : suivre le format de la revue Loisir et Société/Society and Leisure : https://www.tandfonline.com/action/authorSubmission?show=instructions&journalCode=rles2
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